4 août 2008
Hier, toute la journée, les Affaires maritimes et la brigade nautique de la gendarmerie de Quiberon ont sillonné le golfe du Morbihan pour traquer les infractions. Une opération de sécurité en mer pour rappeler les règles aux aoûtiens.« On cible les comportements dangereux dans le golfe du Morbihan, essentiellement des excès de vitesse et aussi les pêcheurs en zone interdite. Le but est de sensibiliser au maximum les personnes, pour que la navigation se passe au mieux l'été », explique Pierre-Yves Morvan, contrôleur des Affaires maritimes.
À bord du bateau semi-rigide pouvant aller jusqu'à 42 noeuds, aidé de son collègue Bertrand Maillard, il va passer la journée dans le golfe du Morbihan en quête des contrevenants. Ou du moins une moitié de la zone puisque l'autre est surveillée par des gendarmes de la brigade nautique de Quiberon. Un dispositif renouvelé chaque été, avec deux grosses opérations menées début juillet et août.
Un excès à 21 noeuds
Pas de chance, hier, la météo fait grise mine. Un bon crachin. Les plaisanciers ne sont pas aussi nombreux que d'habitude. Pas de jet ski, quelques rares pêcheurs croisés ici et là. Du coup, quelques plaisanciers lâchent les gaz, grisés par l'horizon dégagé. Mais la patrouille veille au grain. Elle se place dans leur sillage et met en route le GPS pour évaluer la vitesse. À l'entrée du Golfe, face à Port-Navalo : « 21 noeuds au lieu des dix autorisés (cinq noeuds dans la bande des 300 m) : voilà un bel excès ! », lance Pierre-Yves Morvan.
Jusqu'à 3.750 d'amende
À bord de la vedette, un couple d'Allemands et leurs enfants, qui ont loué le bateau depuis cinq jours. Ils n'avaient pas mis le speedomètre en marche ! « Bonjour, ce sont les Affaires maritimes. Pouvez-vous me présenter vos papiers s'il vous plaît ? » Dans le clapot, l'accostage n'est pas des plus simples, la pluie fine compliquant la rédaction du procès-verbal. Finalement, le bateau des Affaires maritimes s'éloigne : le père de famille est convoqué jeudi devant la commission des retraits du permis de conduire qui décidera de la suspension ou du retrait. La sanction peut être encore plus salée en cas de gros excès : le tribunal maritime et commercial de Lorient peut, lui, ajouter une peine d'amende. « De l'ordre de 300 à 400 , mais elle peut monter jusqu'à 3.750 », annonce Pierre-Yves Morvan. Des sanctions suffisamment dissuasives pour relâcher la manette des gaz. « Globalement, la vitesse moyenne a tendance à baisser ces dernières années. Il y a moins de gros excès ». Une tendance à l'accalmie qui « est contrebalancée par l'augmentation du trafic dans le Golfe ».