1 octobre 2008
Dans le cadre d'une journée nationale d'action, une centaine de salariés des secteurs médico-social, sanitaire et aide à domicile du Morbihan se sont réunis hier après-midi, devant la préfecture, à Vannes, à la suite de l'appel de leurs syndicats. Au menu de leurs revendications : la perte du pouvoir d'achat et le blocage des salaires. Selon Jean-Pierre Pédrono, secrétaire général de la CFDT Santé Sociaux Morbihan, « face à la perte croissante du pouvoir d'achat et au gel des salaires, beaucoup de salariés se retrouvent dans des situations de précarité. En dix ans, la perte du pouvoir d'achat des salariés a atteint 12 % ». « De septembre 2001 à août 2008, mon salaire net n'a été augmenté que de 15 malgré une ancienneté de plus de 22 ans », précise Loïc Le Noc, infirmier à Kerpape, structure de rééducation fonctionnelle à Ploemeur. Pour sa collègue Marie-Joseph Aubry, le secteur associatif privé perd toute sa valeur au profit du public : « Nous gagnons moins que nos collègues de l'hôpital, environ 150 de moins sur le salaire mensuel d'un aide-soignant ». Même son de cloche dans la branche de l'aide à domicile : « nos conditions de travail sont de plus en plus précaires avec beaucoup de temps partiels. Et l'ADMR n'offre une couverture sociale à ses salariés qu'avec un contrat supérieur à 70 heures ». Du côté de l'Adapei (association d'aide aux parents d'enfants inadaptés), Didier Lestang dénonce le « gel de salaire en cas de maladie. C'est peut-être pas grand chose, 35 ou 40 en moins par jour, mais ce n'est pas normal ». À l'issue de cette manifestation, les représentants syndicaux ont été reçus à la préfecture. Les secteurs associatifs privés de la santé emploient 37.000 salariés en Bretagne, dont 15.000 dans le Morbihan. * Ils étaient 700 manifestants à Quimper, et 200 à Lorient à l'appel de la Mutualité.