10 avril 2008
700 enseignants du premier degré se sont réunis hier après-midi devant l'inspection académique du Morbihan, à Vannes, pour « dénoncer le manque de dialogue avec l'inspecteur ». Une délégation syndicale a été reçue par l'inspecteur. « Nous allons exposer le ras-le-bol des enseignants qui ne se sentent plus respectés », a indiqué Jacques Brillet, secrétaire départemental du SNUIPP. Alors que le cortège défilait en ville jusqu'à la préfecture, derrière une banderole réclamant « le respect de l'enseignement public et de ses personnels », les syndicats constataient que leur rencontre avec Philippe Couturaud, inspecteur d'académie « n'a pas permis de renouer le dialogue. L'administration demande aux enseignants tout et tout de suite, tandis qu'à nos demandes, on répond "rien" ou "si possible" », constate Jacques Brillet. Les professeurs rassemblés hier après-midi ont notamment pointé du doigt les refus de temps partiels et le fait que le personnel enseignant qui intègre cette année le Morbihan ne puisse pas participer au mouvement de mutations du département. « Nous en avons fait état au ministère de l'Éducation nationale car, en principe, lorsqu'un enseignant arrive dans une académie, il peut participer au mouvement sans prendre ce qui reste », expliquent les syndicats. Ils ont finalement obtenu que tout le monde intègre le mouvement. « L'inspecteur a bien dû s'y plier, car le droit en France, ce n'est pas ce que plaident trois inspecteurs », souligne Jacques Brillet. « Puisqu'il n'y a plus d'échanges, nous avons décidé de nous faire entendre dans la rue pour rappeler que l'école se fait avec les enseignants et non pas contre eux. Il faut qu'il y ait une égalité de traitement ».