27 novembre 2009
Mesure disciplinaire d'un côté, mesure de protection de l'autre, les versions divergent à la suite de la mise à pied de quatreemployés de la clinique Océane, à Vannes, en début de semaine.
 Il s'agit d'un cadre soignant, de deux infirmières et d'une aide-soignante, du service de chirurgie vasculaire de la clinique. Un patient âgé de 57 ans s'est suicidé dans ce service dans la nuit de vendredi à samedi et la question est de savoir s'il y a eu ou non négligence. Une pétition circule au sein de la clinique pour dénoncer ces mises à pied, que les élus du personnel assimilent à une sanction. «La direction ne fait preuve d'aucune compassion. Le message est clair: la direction est responsable, mais seul le salarié peut être coupable», indique le texte qui accompagne la pétition.
Une mesure «non disciplinaires»
Ces dernières lignes font référence à un précédent courrier de mise en garde adressé à la direction par rapport «au climat d'insécurité et de stress» qui régnerait au sein du personnel de l'établissement. Pour celui-ci, cette mesure de mise à pied préfigurerait une procédure de licenciement pour faute grave. «Pas du tout», objecte Éric Brunet, le chargé de communication de Vitalia, groupe auquel appartient la clinique Océane (*). «Il s'agit de mises à pied conservatoires et non accusatoires. Elles n'ont nullement un caractère disciplinaire. Il s'agit, au contraire, de protéger les personnes qui ont été en contact avec la victime, car elles ont nécessairement été affectées psychologiquement. Personne n'a dit qu'elles sont coupables. Une enquête interne va être menée pour savoir ce qui s'est passé. On en saura plus dans quelques jours. On sait qu'il arrive parfois des incidents. On sait aussi que les choses doivent se mener de manière sereine et transparente.»
* Contacté à de multiples reprises hier, Stéphane Farjat, le directeur de la clinique, est resté injoignable.
