19 janvier 2009
Christian Guyonvarc'h, vice-président UDB de la région Bretagne, réagit aux propos d'Yves Amiard, directeur du courrier pour l'Ouest-Bretagne, qui incite les communes à donner des noms de rues en français plutôt qu'en breton pour faciliter la lecture optique des nouvelles machines de tri en cours d'installation (Le Télégramme du 17 janvier).
« Initiative choquante »
« Au prétexte d'une réorganisation technique du tri postal, la direction de La Poste vient de prendre une initiative des plus choquantes en appelant les communes bretonnes à ne plus utiliser la langue bretonne dans la dénomination des rues et autres lieux-dits », écrit Christian Guyonvarc'h, pour qui les Bretons ne sont pas « des indiens du Far-West » !
Il voit là une « violation intolérable des libertés individuelles et collectives des Bretons » et une « contradiction flagrante avec la récente révision de la Constitution française qui a donné une première reconnaissance aux langues régionales, ainsi qu'avec la convention de l'Unesco sur la protection du patrimoine immatériel, signée et ratifiée par la France en 2006... ».
Le conseil régional saisi ?
Le responsable UDB estime qu'en prétendant imposer aux communes bretonnes une toponymie exclusivement en français, la direction de La Poste ne se comporte pas comme un établissement au service du public : « Et qu'en sera-t-il des familles de Bretagne qui portent dans leur nom ce c'h que la Poste prétend éradiquer ? Va-t-elle les priver du service postal ? ».
Christian Guyonvarc'h entend porter cette « initiative inacceptable de la direction de La Poste » devant le conseil régional de Bretagne. Il conclut : « Les Bretons ont le droit d'être ce qu'ils sont ».
21 mai 2012 à 18h30
21 mai 2012 à 10h27