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Morbihan

UBS. Valérie Pécresse visite le campus numérique

5 septembre 2009

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Visioconférence, cours en ligne, vidéo haute définition, voilà l'université nouvelle génération. Hier, Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur, a visité le campus numérique breton.

C'est à l'antenne lorientaise de l'UBS que Valérie Pécresse a fait sa rentrée. Une visite «étonnante» pour la ministre de l'Enseignement supérieur, venue prendre la mesure du campus numérique. Car il faut désormais s'y faire, regroupés au sein de l'Université européenne de Bretagne (UEB), les facs bretonnes travaillent en réseau. La révolution numérique est passée par là. «Le numérique permet de décupler la formation à un coût beaucoup plus faible», explique la ministre. Cours en podcast, visioconférence, mise en ligne de supports pédagogiques, vidéo haute définition, soutenance de thèse à distance... L'université de la génération digitale est en route. Pour cela, le réseau breton des facs a déjà reçu 440.000 EUR de l'État pour développer les podcasts et l'installation du wi-fi.

60MEUR d'investissements

Le projet breton, «qui fait figure de pôle de référence», devrait recevoir prochainement une enveloppe de 30MEUR de l'État. La Région et les collectivités territoriales devront en verser autant. Selon la ministre, cette révolution numérique «doit permettre à des étudiants handicapés un accès plus aisé et, tout simplement, de générer une meilleure coopération internationale. Internet, c'est la gratuité de tous les savoirs».

«Préserver des universités»

Même si, dans ce domaine, l'UBS montre la voie, est-ce suffisant pour exister dans le concert international? Réponse de la ministre: «Le campus numérique permet justement à certaines universités d'être préservées. Leur avenir se construit au sein de l'Université européenne de Bretagne». Aux esprits retors qui voient, dans la promotion de ce fameux campus, un moyen pour le gouvernement de réduire le nombre d'enseignants, Valérie Pécresse répond par la négative. «Non, les professeurs devront être filmés. Et le numérique doit permettre une interaction directe entre l'étudiant et son professeur». La promotion du campus du XXIesiècle ne dissipe pas, selon Éric Martin, président de l'UBS, les nuages qui se profilent à l'horizon. Il pense à la dotation financière de l'État accompagnant la loi sur l'autonomie des universités, craignant que les plus petites d'entre elles soient celles qui souffrent le plus. Réponse de la ministre: «Le modèle a vocation à évoluer pour prendre en compte les pôles de moins de 11.000 étudiants». Voir le diaporama sur www.letelegramme.com

  • Laurent Marc
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