10 avril 2009 - 1 réactions
Si rien n'a été annoncé, la SNCF a confirmé vouloir se concentrer sur les lignes au départ et à l'arrivée de Paris, qui ont connu l'an passé une augmentation de la fréquentation de l'ordre de 8%. Ce qui n'est pas vraiment le cas des liaisons auto-train de province, déficitaires. L'an dernier, ce sont les terminaux de Mulhouse et de Tarbes qui ont été supprimés. L'Autaut, l'association des usagers du transport auto-train, a pris la mesure de la menace qui plane sur leur moyen de transport favori: «Nous avons eu confirmation de la fermeture à l'automne 2009 de la gare auto-train de Lille-Seclin et la cessation en 2010 des liaisons transversales de cette gare», annonce le président de l'association d'usagers, Bernard Courtois.
Pas très écolo...
«Nous avons également appris que, du fait de la cessation des trains de nuit Bordeaux-Nice et Quimper-Genève, les liaisons Bordeaux-Fréjus et Auray-Genève, dont les plates-formes porte-autos sont accrochées à ces trains, seraient également supprimées car l'auto-train ne peut supporter seul les frais de sillons et de traction. Cela entraînera la fermeture des liaisons province-province, soit 24 lignes auto-train qui seront supprimées en 2010, entraînant la fermeture de six terminaux». Seules subsisteraient les liaisons partant et arrivant de Paris. Des décisions qui, si elles devaient être confirmées, ne vont pas vraiment dans le sens du Grenelle de l'environnement. Rentabilité et écologie sont dans un wagon... La suite semble connue.