4 juin 2009 - 1 réactions
Comment se porte le tourisme dans le Morbihan? C'est la question à laquelle ont tenté de répondre les professionnels réunis hier au palais des congrès de Pontivy, à l'occasion de l'assemblée générale du comité départemental du tourisme (CDT). Dans un contexte d'hyperconcurrence, notamment avec les pays du Maghreb qui proposent des formules low cost et une météo peu favorable ces deux derniers étés, le département s'en sort sans trop d'écorchures. Avec 33millions de nuitées comptabilisées l'an passé, il enregistre un recul de 2% là où la Bretagne perd dans son ensemble 3,5%. «On défend bien nos positions», affirme le président Pierrick Nevannen. Le Morbihan demeure le 6e département en France en termes de fréquentation touristique. Bien que le littoral soit son atout majeur, d'autres zones tentent de tirer leur épingle du jeu et l'objectif est aujourd'hui pour le monde du tourisme de rééquilibrer le territoire touristique à la faveur de la campagne. Un équilibrage qui accompagne un étalement de la saison; car si le coeur de saison 14juillet-15août profite aux zones côtières, les séjours plus fréquents et plus courts peuvent être au bénéfice des zones intérieurs. Une constatation faite d'ailleurs par le système d'hébergement avec une évolution sensible de l'hébergement non marchand (amis, famille...).
Une nouvelle communication
Pour accompagner le tourisme dans le rôle qui est le sien, la promotion, le comité départemental a fait le choix de changer ses supports de communications traditionnels; finis les salons et galeries marchandes, «la prise de contact doit être directe aves les gens». Du coup, en plus d'internet (Morbihan.com), le CDT s'installe des espaces entièrement dédiés au département dans des zones fortement émettrices de touristes. Le dernier événement en date, à Avignon, a drainé près de 35.000 visiteurs. «Nous avons besoin d'innover dans notre communication», confirme le président. D'autant que le Morbihan bénéficie d'un atout majeur:«Son identité et sa culture, que nous nous devons de toujours valoriser, d'autant que c'est aussi une manière de favoriser l'ensemble des zones du territoire».