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Morbihan

TGV. Le pendulaire abandonné

3 mai 2008

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C'est quasiment certain : le train pendulaire ne sera pas mis en oeuvre sur Rennes Brest et Rennes Quimper. La contre-expertise demandée par la Région confirmerait celle de la SNCF qui avait conclu à un coût trop élevé. Malgré cette étude peu favorable de la SNCF, la Région n'avait pas voulu enterrer définitivement le pendulaire. Pour mettre Brest et Quimper à moins de 3 h 10 de Paris, « le pendulaire est toujours possible », expliquait alors Gérard Lahellec, chargé du dossier à la Région. C'est pourquoi la Région avait commandé à l'automne dernier cette contre-expertise, « dans le but de prendre les meilleures assurances quant aux avantages que doit procurer le déploiement de la technologie pendulaire ». Les résultats de cette contre-expertise ne sont pas encore officiellement connus mais, selon nos informations, ils iraient globalement dans le même sens que ceux de la SNCF.

180 M€ au lieu de 100

En clair, les assurances qu'espérait la Région ne sont pas au rendez-vous. Une des principales critiques formulées par la SNCF était le coût de cette technique : 180 millions d'euros (hors infrastructure) au lieu des 100 millions d'euros initialement prévus. Une sacrée différence. Un coût qu'apparemment la contre-expertise ne contredirait pas. En tout cas, trop important par rapport au gain de temps qu'il engendrerait (moins de 15 minutes).

Des aménagements supplémentaires

Les élus régionaux vont donc devoir prochainement prendre acte du contenu de cette contre-expertise et renoncer au pendulaire. Un projet alternatif leur sera soumis. Mais quel projet à la place du pendulaire pour quand même atteindre les moins de 3 h 10 ? Comme il a déjà été dit au cas où cette technique serait abandonnée, l'argent qui devait lui être consacré sera probablement utilisé pour de nouveaux travaux. Quelques précieuses minutes pourraient ainsi être gagnées grâce à des aménagements supplémentaires sur les voies.

Des rames plus puissantes

D'autres gains de temps seraient encore possibles grâce à la mise en service sur la pointe Bretagne de rames toutes neuves, à deux étages, plus puissantes et donc plus rapides que celles actuellement en service. Avec des trains qui ne s'arrêteraient pas à Rennes, Brest et Quimper pourraient alors être à moins de 3 h 10 de Paris.

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