letelegramme.com

 

Morbihan

SBFM. Ils étaient 600 aux côtés des salariés

8 février 2009

  • Réduire le texte
  • Réduire le texte
  • Agrandir le texte
  • Agrandir le texte
  • L'article au format PDF

À deux jours du comité d'entreprise extraordinaire qui doit officialiser le plan social à la SBFM, les salariés ont reçu une nouvelle fois le soutien de la population, à Caudan (56), hier. Dans le même temps, la direction appelle au calme.

Après Hennebont, Caudan. Hier matin, la mobilisation autour de la SBFM a pris une autre forme. Fini les grandes manifs de décembre et janvier qui avaient rassemblé des milliers de personnes. À l'heure où un plan social a été dévoilé c'est devant l'usine, sur le site de Kerpont, que les salariés ont compté leurs soutiens. Ils étaient 600 à avoir répondu à l'appel des salariés qui, depuis mardi, occupent leur usine.

Bataille pour conserver l'emploi

Dans la foule, beaucoup d'élus du pays de Lorient. Des anonymes aussi. À l'image d'Eugène, 88 ans, d'Hennebont. «J'ai participé aux combats des forges à Hennebont. J'étais élu à cette époque. La démarche entreprise par la direction de la SBFM ouvre la porte à la fermeture de l'usine. Il faut mener une véritable bataille pour conserver ces emplois. Cette usine travaille pour Renault et Peugeot. On nous annonce un plan pour l'automobile, qu'est-ce qu'on attend pour débloquer les moyens pour aider la SBFM? Je comprends mal que l'on ne fasse rien». Comme Eugène, ils sont nombreux à craindre le pire: la mort de la SBFM. Une hypothèse que Pierre Le Ménahès, leader cégétiste n'ose imaginer. «Nous n'accepterons aucun licenciement sur le site de Kerpont. Nous ne céderons ni à la pression ni à la répression».

Appel au calme de la direction

À deux jours de la tenue du comité d'entreprise extraordinaire, demain, on sent très clairement la tension monter. La réunion promet même d'être explosive. Ce qui inquiète d'ailleurs la direction de la SBFM. Par la voie du directeur des ressources humaines du groupe Zen, Luc Brami, elle a appelé au calme. «Nous voulons vraiment tenir la réunion du comité d'entreprise et que cela se passe dans le calme. Mais les avertissements que l'on nous adresse ne sont pas engageants. Personne ne veut que cela explose».

«Leur position est naturelle»

Une nouvelle fois, il explique la démarche du groupe Zen. «Notre proposition porte sur un redressement avec un plan pour assainir la situation, ou alors c'est la liquidation, mais qui peut reprendre?» Une hypothèse de travail que rejettent la CGT et l'ensemble des salariés. «Leur position est naturelle. Mais ne va-t-elle pas accroître les difficultés. À l'heure actuelle, on essaye tous de se rejeter la faute. Cela ne peut plus durer». À l'évidence, la direction tente de calmer le jeu. Pas certain que du côté de Kerpont les 550 salariés l'entendent de cette oreille.

  • Laurent Marc
  • Exportez cet article
  • Partagez cet article sur Wikio
  • Partagez cet article sur Scoopeo
  • Diggez cet article
  • Partagez cet article sur Facebook
  • Partagez cet article sur Fuzz
  • Partagez cet article sur del.icio.us
  • Envoyez cet article sur Blogmarks
Exportez cet article
Rechercher
Twitter Facebook Retrouvez Le Télégramme sur Twitter et Facebook
Association pour le contrôle et la diffusion des médias

Mentions légales - CGU - CGV - Contact - N°ISSN 2102-6785

Les sites du groupe Le Télégramme:

L'actualité en Bretagne avec Le Télégramme | L'actualité des PME avec Le Journal des Entreprises | Les outils pour dirigeants avec NetPME | Emploi avec RegionsJob | Les annonces professionnelles avec OPE, Opportunités pour l'Entreprise | Bateaux d'occasion avec Magnautic.com | L'immobilier en vidéo avec Immo-Ouest.com | Location de vacances avec Bretagne.com |

Les sites de Pen Duick :

La route du Rhum | La Transat BPE | La Transat Jacques Vabre | La transat AG2R