7 novembre 2009 - 1 réactions
Quatre élèves officiers allemands se préparent à revêtir l'uniforme de Saint-Cyr Coëtquidan après avoir réussi le concours d'entrée. Une première depuis la fondation de l'école, en 1802.
«Passer ce concours, c'est la meilleure décision que j'ai prise de toute ma vie!», assure avec un grand sourire l'élève officier FelixGreiss, 22 ans, originaire de Rhénanie-Palatinat, en Allemagne. Lui et ses trois compatriotes, entrés en septembre à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr(ESM), sont impatients de revêtir ce soir, comme leurs 200camarades français de promotion, le «grand uniforme» bleu marine à épaulettes rouges et de coiffer le casoar, shako à plumet blanc et rouge des Saint-Cyriens. Le rituel traditionnellement organisé sur le grand parvis du camp militaire, implanté en pleine campagne bretonne, se tiendra cette année sous la présidence des chefs d'état-major des armées de terre française et allemande. «C'est cette cérémonie qui m'a motivé pendant les deux ans de classe préparatoire à Saint-Cyr-l'Ecole(Yvelines)», expliqueFelix Greiss. Au cours des trois prochaines années, les jeunes Allemands suivront à Coëtquidan la formation classique des officiers français jusqu'à obtention de leur mastère. Le tout financé par la Bundeswehr.
Cinq élèves français en Allemagne
Puis ils retourneront en Allemagne parfaire leur formation en école d'application avant de prendre un poste de commandement, en fonction de leur classement. Tous souhaitent intégrer un corps multinational comme l'Eurocorps, la Brigade franco-allemande ou l'état-major de l'Otan. Parallèlement, en vertu d'un accord interministériel franco-allemand, cinq élèves français suivront leur formation d'officier au sein des universités de la Bundeswehr, à Hambourg, et Munich. «Le but est de montrer que les deux États sont tellement amis que l'on ne fait désormais aucune différence entre des officiers formés d'un côté ou de l'autre du Rhin. Cela s'inscrit aussi dans le cadre de la Politique européenne de sécurité et de défense», explique le général Éric Bonnemaison qui commande les Écoles de Saint-Cyr Coëtquidan.
