14 février 2012 - 2 réactions
Le pont de Saint-Nudec. Cet ouvrage, qui a 30 ans, sert au passage de la voie communale Lanester Hennebont. Il supporte la quatre-voies Vannes-Lorient où passent, à cet endroit, 64.000 véhicules/jour. Les remblais d'accotement de l'ouvrage sont en mauvais état. Il faut les remplacer par un béton drainant. La chaussée risque, en effet, de s'effondrer. Des cavités provoquées par des ruissellements y ont été détectées.
Les bouchons de novembre. Avant de lancer la phase active du chantier, il a fallu mener des travaux préliminaires de renforcement du plateau central en novembre. Pour ce faire, la circulation a été réduite à deux voies. Résultat : 9 km de bouchons. Si bien qu'il a fallu mettre les bouchées doubles pour ramener le chantier de trois à deux semaines.
Quatre voies maintenues. Ce que l'économie locale a pu supporter pendant ce laps de temps, il était impossible de le faire peser sur plusieurs mois», indique le préfet, Jean-François Savy. «Pendant tout le mois de janvier, nous avons réfléchi à plusieurs solutions pour maintenir quatre voies de circulation», précise Frédéric Lechelon, directeur des routes de l'Ouest (Diro).
Le secours des BAU. Ces BAU, ce sont les bandes d'arrêt d'urgence. L'astuce est d'en faire des voies provisoires. Ce qui suppose de les renforcer à cause des camions. Ce sera la première phase de l'opération qui se déroulera la nuit, de 20 h à 6 h 30, jusqu'à la mi-mars, avec fermeture partielle de la N165 et mise en place de déviations.
Jusqu'à la mi-juin. Les travaux de reconstitution des remblais interviendront ensuite. Le travail se fera de jour et par tranches, de manière que le trafic puisse continuer à s'écouler sur quatre couloirs. La plateforme routière sera, toutefois, déplacée de quelques mètres et la vitesse sera ralentie à 50 km/h. Le basculement du chantier entre nord et sud nécessitera des coupures de la circulation la nuit. Tout doit être terminé pour le 15 juin.
1,2 M€. Les travaux devaient coûter 600.000 €. La facture va être doublée, en raison du renforcement des bandes d'arrêt d'urgence pour le maintien du trafic en quatre-voies. «Les bouchons coûtent bien plus cher», indique le préfet. «Nous voulons en faire un chantier modèle où la gêne à l'usager est amoindrie», souligne le directeur de la Diro.
26 mai 2012 à 06h41
26 mai 2012 à 08h07