14 octobre 2008
Le 10 mars dernier, la presqu'île de Gâvres était victime d'une violente tempête. L'État propose un schéma de prévention des risques pour la presqu'île : une première.Le 10 mars dernier, la tempête brisait l'une des digues de protection de la presqu'île de Gâvres. Le quartier du terrain de foot, soit une centaine de maisons, se trouvait alors inondé par la mer. Ce n'était pas la première fois que ce quartier, construit sous le niveau de la mer, était victime des éléments.
La nouvelle municipalité commençait bien mal son mandat. Mais elle n'a pas baissé les bras et aujourd'hui, elle se félicite de l'avance prise par le dossier de protection de son littoral.
L'État s'engage
La semaine passée, une réunion de travail avec les représentants de l'État a permis de faire le point de la situation.
L'État a proposé de réaliser un schéma de prévention des risques pour l'ensemble de la presqu'île de Gâvres qui deviendrait alors site pilote national pour ce type de dispositif.
« Un plan de prévention des risques (PPR) s'impose pour le quartier submersible, nous a confié le maire Dominique Le Vouëdec. Il s'agit d'un plan réglementaire comme pour toute zone inondable. Ce PPR définit les risques et, par exemple, donne l'obligation aux vendeurs de propriété, de prévenir l'acquéreur. Nous avons obtenu d'élargir le périmètre de la réflexion pour l'ensemble de la commune ».
Plus souple qu'un PPR classique, le schéma permettra de concevoir pour chaque secteur de la presqu'île, les solutions qui s'imposent pour leur protection.
L'État, comme l'a confirmé le préfet, s'engage financièrement dans l'élaboration du schéma.
État des lieux
et solutions
Le travail commencera par la définition précise du trait de côte. Suivra un diagnostic puis des propositions de travaux à réaliser, comme le réensablement des plages, celle du Goërem notamment.
Une étude hydrosédimentaire sera engagée pour analyser les phénomènes naturels, secteur par secteur.
Contradictions ?
Quelles seront les conséquences de ce schéma sur le projet du groupe Lafarge d'extraction de sable à quelques encablures de la presqu'île ? N'y aura-t-il pas contradiction ?
« Je ne lie pas les deux dossiers, nous répond Dominique Le Vouëdec, mais le projet Lafarge pourrait présenter un risque aggravant pour notre commune. Soyons prudents. Ma priorité, c'est Gâvres. »
Dans les prochains jours, la municipalité invitera la population à découvrir le principe de ce schéma.
Rappelons que, depuis mars, la communauté d'agglomération du Pays de Lorient avait sollicité un bureau d'études. Au mois de mai, le maire, accompagné du député Michel Grall, avait été reçu au ministère de l'Intérieur et à celui de l'Écologie et du Développement durable.
21 mai 2012 à 18h30
21 mai 2012 à 10h27