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Régionales. 11 listes et 1.001candidats

16 février 2010 - 1 réactions

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Sous réserve de validation, onze listes, soit quatre de plus qu'en 2004, devraient se disputer les suffrages des Bretons le 14mars. Une offre politique originale et plus complexe que jamais, avec des candidatures qui vont puiser leurs références bien au-delà des partis.

Voici six ans, la donne était d'une simplicité biblique. À droite, il y avait l'UMP et l'UDF, dont la fusion de second tour était programmée. À gauche, on avait les listes PS-PC-PRG et Verts-UDB-Troadec qui, elles aussi, avaient prévu de s'unir. À l'extrême-gauche, la LCR et LO partaient ensemble. Seule l'extrême-droite allait au combat divisée entre FN et MNR.

Le temps des désunions

Cette fois, tout sera différent. Bisbilles et trublions sont là pour pimenter le jeu et perturber les pronostiqueurs. Côté bisbilles, les rapports de l'UMP et du MoDem sont tels que les deux partis ne sont plus concurrents mais adversaires: les centristes ont fait savoir qu'il n'y aurait en aucun cas d'union de second tour avec la liste «Majorité présidentielle» de BernadetteMalgorn. À gauche, la belle union qui a tenu durant ses six années de majorité, a volé dans tous les sens. Les Verts et l'UDB, dopés par leur succès européen, sont partis de leur côté et Troadec du sien. Éjecté ou boudeur, le PRG n'a pas trouvé de place sur la liste PS. Quant aux communistes, ils se sont divisés sur la question de l'union PS-PC dès le premier tour, voulue par la majorité des militants bretons. À l'extrême-gauche, l'union de2004 n'est plus de mise: LO et le NPA vont au scrutin chacun de leur côté. Seule l'extrême-droite a retrouvé son unité, avec l'évaporation du MNR.

Hors label

Au-delà de ces sept listes «labellisées» par les appareils politiques habitués des scrutins, quatre candidatures en marge des partis classiques se sont invitées dans le débat breton. Le maire de Carhaix, ChristianTroadec, fervent régionaliste et défenseur des territoires oubliés, porte le combat pour l'autonomie, avec ses alliés du Parti breton, sur un programme qui s'affiche de gauche mais qui peut aussi séduire les électeurs de droite. Emmenés par le Morbihannais Gérard Perron, les communistes bretons minoritaires (mais pas dissidents puisqu'ils sont en phase avec les instances nationales) ont aussi constitué une liste dont ils forment l'ossature. Et puis, il y a eu l'irruption du parti «Solidarité et progrès» de Jacques Cheminade, qui a choisi la Bretagne pour présenter son unique liste régionale. Enfin, carrément hors parti, le monde de l'agroalimentaire a voulu se rappeler au souvenir du monde politique qu'il accuse de l'avoir oublié après l'avoir accablé de honte pour cause de pollution.

Validées le 26 février au plus tard

Si les onze listes sont validées par le ministère de l'Intérieur (l'annonce officielle interviendra au plus tard le 26 février), les places seront chères pour le second tour. Qui peut dépasser les 10% de la qualification? Le Drian et Malgorn sûrement, même si le premier peut s'attendre à une petite fuite vers les votes écologiste, autonomiste et communiste minoritaire, et si la deuxième risque une érosion due au vote paysan. Hascoët sans doute, si la dynamique européenne d'Europe Écologie n'est pas totalement retombée. Joncour peut-être si le MoDem, au plus mal dans les sondages, se refait une santé en Bretagne. Et Félix, à la rigueur, si leFN retrouve le niveau de l'extrême-droite en 2004 (10,4%FN+MNR).

Mystères

Qui passera les 5% nécessaires à une fusion de second tour? Difficile d'espérer du côté de l'extrême gauche, où elle a fait 4,5% lorsqu'elle était unie. Et encore plus chez les amis de Cheminade, où l'on est habitué aux scores confidentiels. Restent deux mystères: bien malin qui peut dire ce que feront Troadec et le monde paysan. L'un incarne la Bretagne autonome comme première priorité, ce qui est nouveau aux régionales. L'autre porte une filière aussi inquiète qu'importante, avec170.000 emplois dont une partie pourrait se transformer en bulletins de vote. Mais une chose est sûre: le second tour sera difficile pour la majorité présidentielle qui ne disposera pas de réserve, sauf du côté de l'agriculture.

  • Alain Le Bloas
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1 réaction

  • Renée
    Le nom des listes ?
    Bonsoir Pourquoi ne donnez-vous pas les noms des listes ? Tout le monde s'y reconnaîtrait ou presque... Même le plus lambda des citoyens non intéressé par la politique mais qui ira quand même voter parce qu'il est un bon citoyen. Tandis que dans cette analyse pour spécialiste jongleur, moi je ne comprends rien... Cordialement
    Ajouté le 16 février 2010 à 22h27

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