13 octobre 2009
Le conseil économique et social régional (CESR) a débattu, hier, des orientations budgétaires que votera le conseil régional lors de sa session de la semaine prochaine. L'assemblée consultative a noté que l'investissement ferroviaire du projet BGV (Brest et Quimper à troisheures de Paris) y est acté pour la première fois, à hauteur de 643,5millions d'euros. «Cela représentera une charge d'intérêts d'emprunts de 25 à 30millions par an pour les prochaines années», remarque le rapporteur Jean Hamon.
Ressources fiscales incertaines
Il souligne aussi que, BGV mis à part, les orientations restent prudentes quant à la capacité d'endettement de la Région. «C'est le cadre d'un budget de transition, d'une année d'attente», résume le président du CESR Alain Even en évoquant l'impact de la crise économique, du calendrier électoral (les régionales en mars), et de l'incertitude sur les ressources fiscales à venir (réforme de la taxe professionnelle). À propos de fiscalité - et quoique la région n'envisage pas d'augmenter ses taux 2010 - le CESR s'est interrogé sur les évolutions à venir dans l'ensemble des collectivités: l'impôt local va-t-il augmenter plus vite que la création de richesses, et si oui jusqu'où cette augmentation sera-t-elle acceptable?
Morlaix ville. Le centre des impôts et la trésorerie réunis en avril