29 avril 2009
Localisé hier en fin d'après-midi par un avion de reconnaissance, Bertrand de Gaullier des Bordes a été récupéré sain et sauf, hier soir, vers 22 h, par le voilier d'assistance le Melody Nelson.
L'attente aura duré 36 longues heures. Bertrand de Gaullier des Bordes avait déclenché ses deux balises, lundi matin. Il n'a finalement été localisé qu'hier, en fin d'après-midi. Un avion de reconnaissance de l'Armée française a repéré le commandant des fusiliers commandos de Marine de Lorient, peu après 18h (heure française). Deux heures plus tard, un Casa de la Marine nationale a pu survoler à nouveau le canot retourné avec le naufragé. L'officier de marine, âgé de 46 ans, s'est alors manifesté pour montrer qu'il était en vie. L'avion a assuré une veille autour du point de localisation jusqu'à ce que le Melody Nelson, voilier d'assistance, récupère le naufragé, vers 22 h. La femme et les enfants de Bertrand de Gaullier des Bordes ont suivi les opérations de sauvetage depuis Cayenne où le Lorientais devait être conduit dans les heures suivantes. Bertrand de Gaullier des Bordes était en détresse dans une zone proche de l'embouchure de l'Amazone, sujette à de forts courants. Heureusement, la mer, forte lundi, s'était un peu calmée hier. Mais la houle levée par le vent et le courant ont rendu les recherches difficiles
Optimisme du contre-amiral
Hier après-midi, le contre-amiral Marin Gillier, commandant de la force maritime des fusiliers marins et commandos, était optimiste: «Je connais très bien le commandant Bertrand de Gaullier des Bordes, nous étions ensemble dans le commando Hubert. C'est un nageur de combat. C'est un homme d'exception. Il est d'une constitution physique et d'une volonté hors du commun. Là où d'autres ne survivraient qu'un jour et demi dans la mer, lui peut tenir au moins cinq jours». Heure par heure, le contre-amiral a suivi les opérations de recherches. Ses hommes aussi. Toute la base attendait des nouvelles du pacha. Hier soir, ils avaient retrouvé le sourire.
Difficile à repérer
Quelques heures avant la récupération de Bertrand de Gaullier des Bordes, Gilles Pontieux, un autre concurrent de la Bouvet-Rames Guyane, traversée de l'Atlantique entre Saint-Louis du Sénégal et Cayenne se voulait lui aussi rassurant: «C'est un gars qui a de l'expérience mais j'ai hâte d'avoir des nouvelles. Mais une coque retournée n'émerge que de 20 à 30cm. On est très peu repérable».
Dans une eau à 25ºC
Selon les organisateurs de Rames Guyane, son expérience maritime, son mental et la température de l'eau, 25 ºC, ont rallongé considérablement sa capacité de survie. Quand, vers 20h, hier soir, une liaison radio a pu être établie avec Bertrand de Gaullier des Bordes, le comité de course était carrément soulagé. Malgré une tendinite, qui le handicapait depuis plusieurs jours, le concurrent avait réussi non seulement à rester accroché à la coque de son embarcation retournée durant plusieurs heures mais également à la redresser. Joint hier, il a ainsi déclaré avoir essuyé au moins six chavirages durant les dernières 48 heures.
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