12 septembre 2009
Vingt plongeurs issus des cinq brigades de gendarmerie nautique de Bretagne (1) ont achevé, hier, un stage d'une semaine au centre de Kerguelen, à Ploemeur. Dans le cadre de cette formation semestrielle, ils ont multiplié les plongées au large de Groix. Ces entraînements permettent de peaufiner leurs techniques de recherches subaquatiques, de la prise de vue au relevé d'indices. «Les constatations judiciaires sont la mission principale des enquêteurs subaquatiques. Si les plongeurs pompiers ont pour objectif de sauver, le rôle des plongeurs de la gendarmerie est de rechercher des indices», rappelle le capitaine OlivierRault, officier nautique de la zone de défense Ouest (2). 90% des interventions des enquêteurs subaquatiques ont lieu dans les eaux intérieures, c'est-à-dire les rivières, les lacs et autres retenues d'eau. «Ils travaillent souvent dans des conditions difficiles. Ils doivent notamment faire face au froid et au manque de visibilité», précise le capitaine qui organise en octobre un recrutement pour étoffer ses effectifs. «Je recherche d'abord des enquêteurs parmi les gendarmes. La plongée n'est qu'un moyen. D'ailleurs, certains gendarmes recrutés découvrent la plongée à cette occasion».
1. Lézardrieux (22), Roscoff, Crozon, Bénodet (29), Quiberon. 2. 13 unités et 70 hommes en Haute-Normandie, Basse-Normandie, Bretagne, Pays-de-la-Loire, Centre.
