20 mai 2009
«Sur les 450 véhicules qu'on a livrés depuis un mois, une dizaine de clients seulement ont demandé un autre département que celui où ils habitent». Responsable de la préparation des véhicules neufs à Renault Rennes, Jean-François Gillot n'est pas surpris par cette fidélité au département de résidence. «Les quelques clients qui ont demandé un autre département, c'était pour être immatriculés dans des départements limitrophes, en 29 ou en 22».
Ils auraient bien voulu mais...
À Brest aussi, rares, très rares sont les acheteurs de voitures neuves qui demandent un autre numéro que le 29. «Ce que les gens apprécient, c'est d'abord de pouvoir conserver le numéro de leur département, ce qui n'était pas assuré. Ensuite et surtout, c'est d'avoir le drapeau de la Bretagne sur la plaque. Ils sont très contents de repartir avec ça», explique un vendeur d'un gros garage brestois. À la concession Peugeot de Saint-Brieuc, le constat est le même. Sur les 60voitures vendues depuis un mois, aucune n'est partie avec un autre numéro que le 22. Mais qu'en est-il en dehors de la Bretagne administrative, à Nantes, par exemple? Les acheteurs de voitures neuves profitent-ils de la possibilité qui leur est donnée d'arborer le gwenn-ha-du, le logo de la Bretagne sur les nouvelles plaques?. «On a des clients qui auraient bien voulu avoir le drapeau breton avec le 44 comme numéro, mais c'est impossible», observe-t-on à Peugeot Nantes. La réglementation est sur ce point très claire: le logo de la région doit correspondre au numéro de département choisi. Un Nantais qui souhaiterait afficher son identité bretonne sur sa voiture neuve doit obligatoirement opter pour un numéro de département de la Bretagne administrative. Très peu d'automobilistes franchissent le pas. «C'est arrivé une fois. Un client nous a demandé le 35 pour avoir le gwen-ha-du».
Pas significatif pour l'instant
Mais pour certains acheteurs, ça peut être une affaire importante. Ainsi, au garage Fiat de Vannes, on raconte avoir reçu un automobiliste qui avait acquis un véhicule en Loire-Atlantique et qui voulait absolument être immatriculé en 56. «Comme le vendeur ne disposait pas de la plaque, la seule solution était de passer par nous. Il n'a pas hésité à venir la chercher», raconte Jacky Hervio, responsable du service véhicules neufs de ce garage vannetais. Et à Paris, y a-t-il des demandes pour le gwen-ha-du? «Ça arrive, on a quelques clients qui nous ont demandé d'être immatriculés dans le 22 ou le 29, mais ce n'est pas significatif pour l'instant», observe le responsable de la concession Renault Nation. Sur les 130 véhicules vendus depuis un mois par ce garage parisien, cinq sont repartis avec le gwen-ha-du. Les demandes émanaient surtout de personnes disposant d'une résidence secondaire en Bretagne.