4 avril 2009
Le Doris, un pétrolier norvégien de 140m, s'est échoué hier matin à l'entrée du port de Lorient. L'accident s'est produit à 5h50, à hauteur de la vigie de Port-Louis. Le navire, d'une capacité de 17.000t, venait de Saint-Pétersbourg pour acheminer 14.000t de gazole au terminal pétrolier de Kergroise, à Lorient.
Une avarie de barre
Le pilote du port avait embarqué vers 4h30 avant l'entrée au chenal d'accès à la rade. La visibilité était faible mais les conditions de navigation étaient bonnes. «La brume n'est pas un problème pour ce type de navire moderne équipé de radars et de systèmes d'aide à la navigation. De plus, le pilote du port connaît parfaitement la passe», précise-t-on du côté des affaires maritimes qui ont ouvert une enquête nautique pour déterminer les circonstances de cet échouement. D'après les premières auditions, il serait dû à une avarie de barre. Le pétrolier a été déséchoué vingt minutes plus tard, à la faveur de la marée montante, et avec l'aide du remorqueur portuaire le Scorff.
La coque examinée par des plongeurs
Il a ensuite rallié le terminal pétrolier vers 7h. Le déchargement de la cargaison, prévu pour une durée de vingt heures, a débuté peu après. «Le navire a talonné au niveau tribord arrière.Pas une goutte de gazole n'a été répandue en mer. C'est un pétrolier de dix ans à double coque», affirment les affaires maritimes. Cependant, un barrage flottant a été placé à l'arrière du pétrolier à la suite d'une petite fuite d'huile constatée au niveau de la partie propulsion. Une première inspection sous-marine, effectuée en matinée, n'a pas révélé de fuite au niveau de la coque. Mais elle a confirmé des dégâts au niveau de l'hélice. Une seconde plongée est prévue aujourd'hui. Le Doris devra ensuite attendre le feu vert des autorités avant de reprendre la mer... vers un chantier naval pour assurer les réparations. L'escale lorientaise, qui ne devait durer que 24heures, risque de se prolonger pour l'équipage.
Brest ville. Pétrolier Bro-Etienne. Dix jours d'arrêt technique
Brest ville. Matterhorn. «Toujours pas d'avancée» selon Mor Glaz