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Morbihan

Laponie. À l'aventure au pays du père Noël

2 juillet 2009

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L'été, le soleil et la mer, éventuellement les palmiers. Thierry Plichon, lui, préfère mettre le cap au Nord. Au Grand Nord même. Pour une expédition en canoë de quinze jours en Laponie, au pays du père Noël.

«Je ne dirais pas que c'est du sport extrême parce que ce n'est pas suicidaire. J'ai bien envie de revenir à Vannes». Et de reprendre son activité de gérant de magasin de photocopies. Aventurier dans l'âme, Thierry Plichon organise une expédition de deux semaines en Laponie, à partir du 14juillet. La Laponie, ce territoire au nord de la Norvège, de la Finlande, de la Suède et de la Russie, situé au 69e parallèle.

Inspiré par Gilles Elkaïm

Dans l'imaginaire des enfants, c'est le pays du père Noël. Pas dans le sien: «C'est Gilles Elkaïm - explorateur du Grand Nord - qui m'a donné envie. Il a installé une société là-bas: c'est chez lui qu'on loue les canoës». Depuis 2002, le Vannetais y a déjà fait quatre expéditions. La première en solo, le tour de l'île du Cap Nord. «Je n'ai jamais eu aussi peur de ma vie aussi longtemps. Il y avait beaucoup de falaises, peu de refuges. Et puis, la solitude».

«Échanger autour du feu»

Depuis, il préfère partager l'expérience en groupe. Ils seront sept au rendez-vous fixé à Inari (Laponie finlandaise), peut-être neuf avec un couple d'Italiens. «C'est ça ma motivation: faire un groupe international. Quand on bivouaque autour du feu, on échange sur nos modes de vie». Deux Quimpérois, une Ételloise, une spéléologue lyonnaise et une jeune Vannetaise côtoieront une Allemande: pour la découverte d'autres langues, ce sera pour une prochaine fois. Ils auront quinze jours pour rejoindre la mer de Barens, au nord de la Norvège. Soit 140km. «C'est l'été là-bas, il fait jour en permanence. On n'a plus la notion du temps qui passe, et ça laisse le temps de faire plein de choses». Comme remonter une rivière, en descendre une autre, puis traverser une petite zone montagneuse. Et croiser la faune locale. Rennes, élans, ours, «mais je n'en ai jamais vu». Loups et lynx sont eux aussi «très discrets».

Pêche et cueillette de champignons

Être coupé du monde signifie se débrouiller pour dormir et manger. Pas de chambre d'hôtel quatre étoiles mais une toile de protection et des tentes individuelles. Pas de restaurants gastronomiques non plus. «On emmène avec nous le minimum. On pêchera pour améliorer le quotidien et on ramassera des champignons». Le pain quotidien ne sera pas oublié, enfin «les boulettes de farine cuites au feu de bois». Et le père Noël? Et bien, le groupe verra à coup sûr sa maison, à Rovaniemi (Finlande). «On y passera. Ça ressemble un peu à Disneyland...». Pratique Il reste des places dans le groupe. Contacter Thierry Plichon au 06.84.73.23.38, thierry.inari@gmail.com; blog Internet: http://inari-rando.blogspot. com

  • Emmanuel Nen
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