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Morbihan

Langonnet. La guerre des nerfs à l'école de La Trinité

1 octobre 2008

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Après vingt-huit jours d'occupation de l'école de La Trinité, à Langonnet, par les parents d'élèves, la situation est critique. Deux solutions : soit ils lèvent le blocus, soit l'école ferme. Les semaines passent et ne se ressemblent pas à l'école de la Trinité-Langonnet. Au 28 e jour d'occupation (ce mardi) de l'école par les parents d'élèves, Mmes Yvette Lecomte, adjointe de l'inspecteur d'académie et responsable du premier degré, et Marie-Claude Moréno, inspectrice du secteur de Lorient Nord, se sont enfin rendues sur place. Conscients, les parents d'élèves savaient que cette visite n'était pas de bon augure : menaces et chantages étaient à l'ordre du jour. Malgré le 25 e élève inscrit lundi, à la suite de l'installation d'une famille à La Trinité-Langonnet, Philippe Couturaud, inspecteur d'académie, ne projette pas de rouvrir la classe fermée dès la première semaine de la rentrée scolaire. Ne s'avouant pas vaincus, parents et sympathisants de l'école rurale maintiennent la vigilance. Dès la matinée, les parents, occupant pour le 28 e jour l'établissement, amenaient les élèves à la salle communale afin que des enseignants à la retraite les encadrent. En parallèle, les deux enseignantes, retenues par les parents, ne pouvaient sortir de leur classe. Prévenu, l'inspecteur d'académie « attirait l'attention du maire sur la responsabilité civile et pénale qui incombe aux personnes ayant soustrait les élèves à leurs enseignants ».

« Un poste et demi et c'est tout ! »

Faute de dialogue avec l'inspecteur d'académie, réclamé par les parents d'élèves, ceux-ci demandent au préfet, par le biais de la gendarmerie, de faire remonter le dossier auprès de Xavier Darcos, ministre de l'Éducation nationale. L'adjointe de l'inspecteur d'académie et responsable du premier degré, accompagnée de l'inspectrice du secteur de Lorient Nord se sont rendues sur place, l'inspecteur d'académie ne se déplaçant toujours pas. Après une heure de tractation, en présence de gendarmes, les deux représentantes de l'Éducation nationale n'en démordent pas : « C'est un poste et demi et c'est tout ! Et plus question d'en reparler ».

Menace de fermeture

La mine fatiguée, les parents d'élèves n'en reviennent pas. « Elles nous ont carrément fait du chantage ! Si nous continuons l'occupation de l'école, elles enlèvent les enseignantes. Pire, à terme, elles ferment l'école si nous n'obtempérons pas ! ». Dépités, les sympathisants ont rejoint l'école pour réfléchir sur la décision à prendre et tenir informé Christian Derrien, maire, en déplacement à Rennes pour la journée.

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