1 décembre 2009
Son contenu, dénoncent-ils, est «en contradiction totale avec l'ensemble des contributions des différents acteurs consultés». Selon les directions des IUFM, cette réforme, «si elle venait à son terme, nierait toute dimension professionnelle nécessaire à la formation aux métiers de l'enseignement, notamment la formation pédagogique, (et) condamnerait irrémédiablement les antennes délocalisées des IUFM dans les villes moyennes, malgré les assurances qui ont pu être données aux élus jusqu'à ces dernières semaines. La disparition de la formation universitaire professionnelle aurait (pour conséquences) de placer devant les élèves des enseignants, certes titulaires d'un master, mais complètement démunis en pédagogie (et) de placer les nouveaux enseignants dans une situation critique. Les cas de détresse professionnelle, souvent signalés, seraient largement amplifiés et multipliés chez les nouveaux professeurs du premier et du second degrés». Les responsables des IUFM du Grand Ouest affirment que «cette réforme va inévitablement créer des inégalités territoriales en matière de formation des enseignants et des personnels d'éducation».
26 mai 2012 à 06h41