Gibier d'eau et migrateurs. La chasse est suspendue
À la demande des fédérations, les préfets des départements bretons ont suspendu la chasse aux migrateurs et gibiers d'eau jusqu'à samedi prochain inclus.
Guy Bonnefous, président régional et de la fédération des chasseurs du Morbihan, explique pourquoi le froid est à l'origine de cette interdiction temporaire (*).
Quel lien y a-t-il entre le froid et la chasse ?
Les températures très basses que nous avons connues ont perturbé le comportement des oiseaux. Les étangs et sols étant gelés, ils ne pouvaient plus s'alimenter de mollusques ou vers. De ce fait, ils se sont affaiblis. Des comptages, effectués lundi et mardi derniers, ont montré des concentrations d'oiseaux bien supérieures aux moyennes, tant sur le littoral qu'à l'intérieur des terres. Les oiseaux se regroupent à découvert, au milieu des champs, notamment. C'est la porte ouverte à des prélèvements de chasse hors normes. Avec mes collègues des fédérations bretonnes, nous avons donc demandé aux préfets de prendre un arrêté de suspension.
Quelles sont les espèces concernées ?
La bécasse des bois, les grives, merles, tourterelles et le pigeon ramier. Quant au gibier d'eau, ce sont tous les limicoles (vanneaux, bécassines, canards...).
Comment les chasseurs vont-ils réagir ?
Cela ne fera sans doute pas plaisir aux 55.000 chasseurs bretons. Mais en tant que gestionnaire de la ressource et de l'espace, on n'a pas le choix. Il vaut mieux ne pas pouvoir chasser pendant quelques jours que de ne plus pouvoir y aller du tout, faute de gibier. Ceci dit, en Bretagne, les chasseurs sont particulièrement sensibilisés. Nous sommes une région avant-gardiste ; la seule où un arrêté ministériel limite la chasse à la bécasse à trois oiseaux par semaine et à trente dans l'année, avec un carnet de prélèvement performant.
* www.fdc22.fr ;
www.chasseurs-finistere.fr ;
www.chasse-morbihan.com
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