30 mai 2009 - 1 réactions
Qui a dit que Nicolas Sarkozy n'aimait pas les Bretons? Après l'affaire de la finale de la Coupe de France qui fait un «buzz» monumental, voilà qui pourrait peut-être redorer l'image du président de la République. Il vient, en effet, de décider en personne d'aider le festival interceltique. Et la façon dont cela s'est déroulé est plutôt étonnante, voire déroutante. Nous sommes le 7mai, NicolasSarkozy a décidé d'inviter à l'Élysée Noël Couëdel, directeur éditorial des groupes Le Parisien et L'Équipe et président du Fil. Une rencontre comme le chef de l'État en fait régulièrement avec les grands patrons. Les deux hommes se connaissent et, pendant plus d'une heure, ils échangent de façon informelle, jusqu'au moment où Noël Couëdel évoque le dossier qui lui tient à coeur en ce moment: la baisse des subventions octroyées par l'État au festival. «Il y a trois ans, nous avions 150.000 EUR, puis c'est passé à 120.000 EUR, cette fois nous sommes tombés à 10.000 EUR, autant dire rien. Cela s'est fait brutalement. C'était une injustice totale. Quand on nous a annoncé que nous n'aurions que 10.000 EUR, nous avons juste reçu un fax d'une demi-ligne, sans explication».
Aussitôt dit, aussitôt fait
Visiblement pas au courant de l'affaire, Nicolas Sarkozy se serait alors indigné de la façon dont les Lorientais ont été traités. Nous sommes à deux jours de la fameuse finale de la Coupe de France 100% bretonne. Faut-il y voir un lien de cause à effet, mais dans la minute qui suit, le chef de l'État décide de faire un geste en direction du festival. «Tope là!», en deux coups de cuillère à pot, l'affaire est réglée. Incroyable.
100.000 EUR par an sur trois ans
Mais Noël Couëdel n'est pas au bout de ses surprises. Quelques jours plus tard, il voit débarquer dans son bureau, au Parisien, le directeur adjoint du cabinet de Christine Albanel, ministre de la Culture. Il reconnaît volontiers que l'État a été un peu cavalier. Bref, le ministère fait amende honorable et propose de rectifier le tir. Pour l'exercice en cours, une ligne budgétaire sera directement prise sur l'enveloppe du ministère. Mieux, il s'engage à ce que l'État via la Drac (direction régionale des affaires culturelles) signe avec le festival une convention sur troisans (jusqu'en 2012). Le montant devrait être de l'ordre de 100.000EUR par an. «On répare l'injustice. Cela nous sauve la mise pendant troisans», savoure NoëlCouëdel. «On peut envisager sereinement les 40 ans du festival, l'an prochain. Nous aborderons l'événement avec plus de souplesse», apprécie Lisardo Lombardia, le directeur du festival. Le Fil respire. Pour mémoire, le budget global du festival est de 4,5MEUR dont un tiers provient des subventions, le reste étant assuré par la billetterie et les partenariats. Et si la prochaine étape dans l'opération séduction envers la Bretagne était la venue de Nicolas Sarkozy au Fil
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