2 octobre 2009
Après la CGT, c'est au tour de la CFDT de se porter devant le conseil de Prud'hommes de Vannes pour réclamer le paiement des heures de pause pour des salariés du groupe Doux. Hier, quatre-vingts dossiers étaient présentés à une réunion de conciliation. Laquelle s'est conclue sur un échec, comme cela a déjà été le cas il y a trois semaines, dans le Finistère. Ce qui est contesté par ces personnels des usines de Sérent et de Pleucadeuc, c'est le non-paiement de 2heures30 de pause hebdomadaire, depuis la dénonciation par la direction du groupe volailler de l'accord RTT conclu en 1999. «Cet accord stipulait que les salariés étaient payés 35heures pour 32h30 de travail effectif. Depuis juillet2004, la direction a décidé unilatéralement de ne plus prendre en compte le temps de pause», explique ChristianeLe Gouesbe, déléguée syndicale. L'audience de jugement a été fixée en avril2010, mais il faut s'attendre à ce qu'elle soit reportée. La Cour de cassation a rendu un arrêt où elle donne raison aux salariés, à cette nuance près qu'elle réfute le fait que la pause déjeuner puisse être rémunérée. Un expert a été désigné pour chiffrer les sommes qui pourraient être en jeu.
