7 novembre 2008
Selon Hubert Brichard, directeur général du Crédit agricole du Morbihan, la banque a les reins solides, avec 600 millions de fonds propres, un résultat 2007 de 58 M et un encours de crédit de 5,9 M. Elle avance même pour 2008 des réalisations de crédits supérieures à celles de 2007 pour les secteurs professionnels, tout en constatant, il est vrai, un fléchissement des demandes de crédits des particuliers.
Hubert Brichard se veut donc rassurant et affirme que la banque continuera à jouer son rôle pour rétablir la confiance, dans le contexte de crise que l'on connaît.
Économie globalement saine dans le Morbihan
Le diagnostic du directeur général sur l'économie départementale est plutôt optimiste : « Elle est globalement saine et capable de surmonter le ralentissement économique annoncé ». Un ralentissement qui devrait toucher l'immobilier (ralentissement des transactions, quelques programmes gelés) ; le nautisme, avec un stock de bateaux d'occasions et une stagnation des transactions (sauf pour le haut de gamme) ; la sous-traitance automobile et enfin le tourisme. Quant à l'agriculture, elle a beaucoup investi dans le matériel agricole ces deux dernières années. « Notre activité sur ce secteur est en hausse de 33 % par rapport à l'année dernière », dit Hubert Brichard.
Une enveloppe
de PBE de 60 M
Comment le Crédit agricole veut- il concrètement venir en aide au secteur économique, autrement dit à jouer le rôle qu'attendent de lui les pouvoirs publics ? En mettant à disposition une enveloppe de 500 M de crédits d'investissement en 2008, en préparant une enveloppe de prêt bonifié entreprise de 60 M, en baissant les taux et en consolidant son partenariat avec Oseo (accompagnement des besoins de trésorerie).
Et les ménages ? Le directeur général n'a pas constaté de hausse d'incidents de trésorerie. Tablant sur une détente globale des taux d'intérêt des prêts, il espère une reprise de la consommation. « On est prêt à les accompagner ».
21 mai 2012 à 18h30
21 mai 2012 à 10h27