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Crédit revolving. UFC Que Choisir veut le moraliser

11 février 2009

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L'association de défense des consommateurs UFC Que Choisir veut en finir avec le crédit revolving tel qu'il est aujourd'hui «vendu» au consommateur.

«Avec les pratiques actuelles, il n'est pas rare que le consommateur entre dans un magasin avec l'idée de faire l'acquisition d'un téléviseur et en ressorte après avoir acheté un crédit», dénonce Marie-Agnès Le Juge, secrétaire d'UFC Que Choisir pour le Morbihan qui estime que «le crédit revolving est une source dangereuse de surendettement». À l'appui de cette affirmation, l'enquête réalisée par l'association de défense des consommateurs auprès de 13 distributeurs de crédits dans le département. «Les résultats sont sans appel. 75% des distributeurs sollicités ont orienté le consommateur vers un crédit revolving. 82%n'ont donné aucune information claire et lisible sur les caractéristiques du prêt, notamment sur son coût et sa durée. Enfin, 75% n'ont pas vérifié la solvabilité de l'emprunteur», regrette AnnickPitard, chargée du dossier à UFC Que Choisir. «Le crédit revolving est un piège coûteux. Les gens s'approprient l'argent du crédit qu'ils croient être de l'épargne. Or, ce n'est que de l'argent prêté à un taux qui varie entre 19 et 21%, contre 5 à 10% pour un crédit à la consommation classique», ajoute Marie-Agnès Le Juge.

Pas la mort du crédit

Pour autant, et ce n'est pas là le moindre des paradoxes, UFCQue Choisir ne veut pas la mort du crédit revolving. «Le crédit à la consommation joue un rôle positif pour les ménages et la croissance économique. Et le crédit revolving peut répondre à un besoin précis de décalage de trésorerie pour un certain type de clientèle». Alors, que veut UFC Que Choisir? «Que le consommateur soit clairement informé des risques que le crédit revolving peut représenter. Et il est impératif que le vendeur vérifie la situation financière et donc, la solvabilité du consommateur,avant de le lui proposer», répond Marie-Agnès Le Juge. En clair, UFC Que Choisir veut moraliser cette arme de vente. Et pour être sûr d'obtenir satisfaction, elle va écrire aux parlementaires afin qu'ils lui donnent un nouveau cadre réglementaire avec, comme priorité, une meilleure information de l'emprunteur. «L'objectif est qu'il ne soit plus piégé».

  • Yann Le Scornet
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