25 avril 2009
Le cocktail alcool-médicaments-mal-être est explosif. Surtout lorsqu'on est en possession d'une arme! Hier, l'auteur présumé de coups de feu sur des policiers (LeTélégramme d'hier), un Lorientais, a tenté d'expliquer son geste au tribunal correctionnel de Lorient lors de sa comparution immédiate. Dans la nuit de mercredi à jeudi, le jeune homme en état d'ivresse (1,70g/l d'alcool) avait pris pour cible des policiers au cours d'un banal contrôle d'identité. Selon les protagonistes, la méprise est inenvisageable. Les trois membres de la Bac (brigade anticriminalité) avaient mis leur brassard. Les deux compères du tireur, stupéfaits par son geste, confirment leur version. «Ces tirs sont une piqûre de rappel sur la dangerosité du métier des policiers», rappelle l'avocat de la partie civile. «Leur agresseur a eu de la chance de tomber sur des fonctionnaires expérimentés». En effet, les trois hommes n'ont pas riposté avec leurs armes de service alors qu'ils étaient pris pour cible dans un endroit mal éclairé. Devinant au son des détonations qu'il s'agissait d'un pistolet à plombs, ils l'ont maîtrisé en utilisant une bombe lacrymogène. «C'est plus un geste désespéré», plaide l'avocat de la défense. David Le Meur, 19 ans, a été condamné à 18 mois de prison, dont 12 avec sursis, et mise à l'épreuve. Il devra, en outre, verser 800EUR de dommages et intérêt à chaque victime. Il a été écroué à la maison d'arrêt de Ploemeur.
Lannion. Menace avec un couteau. Six mois de prison ferme
Lorient ville. Écroué pour conduite en état d'ivresse et défaut de permis