10 septembre 2009
L'Association pour le développement de la recherche archéologique maritime (Adramar), basée à Rennes, a lancé, lundi, une campagne de prospection et d'expertise sous-marine au large des côtes du Morbihan et d'Ille-et-Vilaine. Elle s'inscrit dans le cadre du projet «Atlas des biens culturels maritimes de l'Arc atlantique», initié en 2005 par le Département de recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (Drassm), et soutenu par la Région Bretagne.
Destiné à un large public
L'objectif est de «dresser l'inventaire des épaves naufragées et de réunir les informations afférentes, en vue de les restituer à un large public», explique Frédéric Osada, de l'Adramar. L'équipe, composée de 12 personnes, se concentre cette semaine sur la baie de Quiberon, où ils ont reçu le renfort de quatre archéologues belges et anglais, dans le cadre d'un programme de collaboration européen. À bord de l'Hermine Bretagne, un ancien dragueur ostréicole de18m, scientifiques et techniciens ont notamment plongé sur l'Épave aux canons et Le Chariot, non sans avoir collecté des données auprès de quelques passionnés. «Ce sont des sites bien connus des plongeurs, mais sur lesquels ils n'existent aucune documentation officielle». Les chercheurs seront sur le secteur de Lorient la semaine prochaine, avant de rejoindre Saint-Malo (35). En tout, une vingtaine de sites doivent être expertisés sur cinq semaines.
