21 novembre 2009
Le conseil général du Morbihan se réunit, mardi, pour débattre des orientations budgétaires2010. Le président Joseph Kerguéris, a fixé, hier, le contexte:«Faire mieux avec moins». Le département verra ses aides provenant de l'État diminuer de 0,8%, tandis que des dépenses «contraintes», sur lesquelles il n'a pas de maîtrise (augmentation de l'Aide personnalisée aux personnes âgées, RSA), décidées par le gouvernement, vont augmenter de 4,5%. Cela représentera sur le prochain budget un «manque à gagner» de 23MEUR.
Kerguéris «serein»
Par ailleurs, la crise est là, avec son principal impact qui se lit sur les droits de mutation (taxes prélevées sur les transactions immobilières). Le temps où le département pouvait empocher 80MEUR est révolu. Une partie de la somme était versée en compensation de la diminution de la participation de l'Etat dans certaines dépenses sociales. Ces droits de mutation ne rapportent plus que 50MEUR. Relâcher alors l'emprunt? Le conseil général ne le veut pas, bien que, depuis 2003, il se soit désendetté. Il ne compte pas non plus augmenter la fiscalité(+3,5% l'an dernier). Ce qui ne sera toutefois tranché qu'au moment du vote du budget, en début d'année. Il va donc falloir desserrer l'investissement: 160MEUR au lieu de 180MEUR. «Mais il n'y aura retrait, ni repli sur aucun projet», annonce Joseph Kerguéris, dans la mesure où des dossiers ont été accélérés dans le cadre du plande relance et que les prix sont en baisse de 20% sur les infrastructures.
«L'heure est grave»
«J'attaque 2010 serein, si tant est que les uns et les autres ne demandent pas toujours plus», déclare le président. La gauche a, elle, une autrevision. «On ne voit pas le conseil général se préparer à des lendemains difficiles», souligne HervéPellois qui prévoit des contrecoups sur les projets en cours comme l'Agenda 21 et l'aide du conseil général aux communes. La réforme des collectivités locales et la suppression de la taxe professionnelle plonge les départements dans une «grande incertitude», souligne Hervé Pellois. «On est à un tournant et l'heure est grave», dit-il «dans un département où il fait bon vivre mais qui vieillit et perd des actifs».
