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Conseil général. Il manque 13 millions d'euros

15 novembre 2008

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Le conseil général du Morbihan doit trouver de nouvelles recettes pour faire face aux dépenses sociales et maintenir son activité économique. 13 millions d'euros. C'est la somme qu'il va manquer l'an prochain au conseil général pour maintenir sa capacité d'autofinancement. Impôts supplémentaires ou appel à l'emprunt ? La décision ne sera prise qu'en janvier, lors du vote du budget. Mais le problème est posé à travers le débat d'orientation budgétaire prévu à la session de mardi et mercredi. Jo Kerguéris a indiqué, hier, que le département s'achemine vers une solution mixte. Il augmentera légèrement ses impôts (en dessous de 5 %) et fera appel à un peu plus d'endettement. Le président a raillé au passage les craintes de la gauche sur l'augmentation de la fiscalité : « Les informations qui nous parviennent nous laissent penser que nous ne serions pas les seuls à le faire ». Allusion aux conseils généraux du 29, 22 et 35 (de gauche). « Si l'on avait ces 13 millions d'euros, nous serions dans la même situation que l'an passé », a précisé Jo Kerguéris. Les raisons ? Des aides de l'État en diminution, des dépenses en progression et des droits de mutation en sérieux repli. Ces droits, perçus sur les transactions immobilières, sont en réduction de 7 à 8 M€. Après avoir vu gonfler la bulle de l'immobilier, le département pâtit aujourd'hui de son éclatement.

Les efforts maintenus

La solution pourrait consister à réduire la toile en matière de dépenses, mais « notre action ne doit pas accroître la crise », dit Jo Kerguéris, rappelant en parallèle que le département est le premier donneur d'ordre pour le bâtiment et les travaux publics et qu'il est un partenaire financier pour les communes. L'effort en matière de routes est donc « maintenu », de même que tout ce qui a trait au développement durable. Le volet éducatif et culturel « n'est pas oublié » et l'aide sociale devra prendre en compte des besoins accrus par les difficultés économiques. « Ce n'est pas parce qu'il y a une crise qu'on va se mettre à la cape », dit Jo Kerguéris.

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