16 janvier 2009
À l'issue d'une session marathon, le conseil général a voté, hier, son budget. En 2009, le Morbihan disposera de 695 M. Chiffre atteint grâce à une augmentation de 3,5 % des impôts.
« Il n'est pas homme sensé qui, avant de construire une tour, ou un roi raisonnable qui avant d'engager une action de guerre, ne prend le temps de s'asseoir et de réfléchir aux conditions et à la conjoncture qui vont conditionner ou non son projet ». D'ordinaire, il n'y a pas plus barbant que la présentation d'un budget. Avec Guy de Kersabiec, vice-président du conseil général, l'exercice reste certes austère, mais tend à rompre avec la monotonie.
Continuité et réactivité
Selon le grand argentier du Morbihan, le budget voté, hier, à la majorité est « un budget de continuité, car il prolonge, voire amplifie, l'action entreprise depuis 2004. C'est aussi un budget de la réactivité, ce qui est nécessaire dans le contexte économique nouveau et même évolutif que nous connaissons ».
À l'en croire, le budget 2009 a également le mérite d'être « sincère et réaliste car il prend en compte l'évolution des dotations de l'État et la baisse prévisible des droits de mutation ».
Tout ça pour dire qu'au final, il n'y a pas d'autre solution que d'augmenter les impôts de 3,5 % si l'on veut arriver à l'équilibre. Sur les 695,63 M dont disposera, en 2009, le Département, près de 459 M seront affectés au fonctionnement et 236,68 M à l'investissement.
L'opposition modère
ses critiques
Fidèle à sa position adoptée lors du débat d'orientation budgétaire, l'opposition, par la voix d'Yves Lenormand (Lorient sud) n'a pas critiqué la hausse de la fiscalité directe : « Les présidents de conseil général, toutes tendances politiques confondues, sont contraints de prendre la même option que la vôtre ». Mais cette concession a vite cédé sa place à la critique. « Aujourd'hui, la crise est là. Je pense que les Morbihannais auraient apprécié que vous montriez l'exemple d'une politique rigoureuse d'économies sur les dépenses courantes de fonctionnement que vous avez laissé filer. Économies que beaucoup de ménages seront hélas obligés de faire dans leur quotidien ».
Réplique polie et posée (comme d'habitude) du président Jo Kerguéris. « Une institution comme la nôtre ne peut grandir sans que les charges augmentent ». Et de confesser en guise de conclusion : « Le désengagement de l'État, contre lequel je me bats, nous met en difficulté ».
21 mai 2012 à 18h30
21 mai 2012 à 10h27