10 juillet 2009
Un homme comparaissait hier devant le tribunal correctionnel de Vannes pour violence volontaire à l'encontre de son épouse. Le couple s'était déjà plusieurs fois disputé le samedi 20juin, le mari allant jusqu'à frapper sa femme au visage. Le lendemain, les disputes avaient repris. «Je suis sortie de la maison pour aller dans le mobile home et mon mari est venu frapper à la porte. Il a recommencé à m'insulter et m'a à nouveau frappée», a expliqué l'épouse. Dans l'après-midi, la violence est montée d'un cran dans le bureau de la maison. Le mari a alors saisi un sabre qu'il a sorti de son étui en menaçant sa femme: «Je vais te tuer». La victime avait alors appelé les pompiers qui, arrivés sur place, avaient prévenu les gendarmes en trouvant l'épouse en pleurs, blessée au visage. «Je n'ai pas appelé les pompiers parce que je me sentais en danger; c'était pour soigner mon mari», précise l'épouse, qui n'a pas porté plainte.
L'épouse ne porte pas plainte
«J'ai sorti le sabre pour lui faire peur. Pas pour la blesser. Je prends beaucoup de médicaments pour mes problèmes de santé et j'étais très fatigué; j'ai perdu la tête parce que je n'étais pas bien», explique le prévenu, qui vit toujours avec sa femme. «Les violences conjugales ce n'est pas un problème de couple, mais un problème de société. C'est pour cela que le parquet a décidé de poursuivre monsieur, même si madame n'a pas porté plainte», a souligné le procureur en demandant une peine de prison avec sursis. «En appelant de l'aide, madame n'a en aucun cas voulu porter plainte mais porter secours à son mari», a indiqué l'avocat de la défense. Le tribunal a condamné le mari violent à un mois de prison avec sursis.