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Canton de Baud. Trois ans pour agression sexuelle sur mineur

18 août 2011

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Christophe Sergent était jugé, hier, par le tribunal correctionnel de Lorient, pour des faits d'agression sexuelle sur mineur dans le canton de Baud. L'homme âgé de 40 ans a été condamné à trois ans d'emprisonnement et cinq ans de suivi socio-judiciaire avec injonction de soins. Un autre homme comparaissait également pour avoir séquestré Christophe Sergent après les faits, avant de le remettre à la police. Il a été condamné à 2.000EUR d'amende avec sursis.

Hébergé chez des amis

Les faits remontent à août2010. Christophe Sergent est hébergé depuis plus de sept mois chez un couple d'amis, dans le canton de Baud. À cette époque, des amis de ce couple leur confient leur garçon âgé de 15 ans pour les vacances. Lorsqu'il arrive, il est placé dans le même lit que Christophe Sergent. Ce dernier commettra des attouchements sur l'adolescent. Interrogé par la cour sur cette situation troublante, le prévenu nie avoir voulu se retrouver dans le même lit que sa victime. Il aurait même indiqué à la propriétaire des lieux qu'il préférait dormir ailleurs, mais elle aurait insisté. À cette même période, cette femme garde régulièrement un enfant âgé de quatre ans et demi, dans une commune voisine. Pour lui «rendre service», Christophe Sergent s'y rend, un jour, à sa place, avec l'accord de la mère de l'enfant. Là encore, il commettra des attouchements. Dans un premier temps, l'adolescent de 15 ans ne dit rien. C'est la plus jeune des deux victimes qui, en premier, se confie à ses parents.

L'agresseur séquestré

En entendant l'histoire, un ami proche des parents du jeune enfant décide d'aller, lui-même, chercher Christophe Sergent. Il craint qu'il ne s'enfuit avant l'arrivée des forces de l'ordre. Après lui avoir lié les pieds et les poings, il le fait monter dans son coffre et le ramène chez lui, avant de le remettre à la police. Ces événements se déroulent sans violence. C'est pour ces faits qu'il se trouvait, lui aussi, hier, devant la justice. Pendant l'audience, ChristopheSergent a semblé passif, silencieux, sauf pour accuser sa logeuse, affirmant qu'il «la reverrait». Il s'est contenté de répondre aux questions, souvent hésitant, se contredisant. Il n'a manifesté aucun remord, minimisant les faits qui lui étaient reprochés. Christophe Sergent a affirmé plusieurs fois avoir lui-même subi un viol dans son enfance, commis par une tante.

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