7 mai 2009
L'Association pour le dépistage des cancers en Morbihan (Adecam) organise les campagnes de dépistage du cancer du sein et, depuis janvier2008, du cancer colorectal. En 2008, l'Adecam a envoyé 44.112invitations pour 35.478 dépistages effectués. «Les taux de participation de la 3e campagne sont bons, notamment pour les femmes entre 60 et 64 ans. Les femmes qui participent le moins sont celles qui ont entre 70 et 74 ans. Toutefois, en 2008, nous avons observé un léger fléchissement. Il va falloir remobiliser les femmes pour qu'elles ne négligent pas la prévention d'un cancer qui est fréquent», indique le Dr Brousse-Potocki, médecin coordonnateur de l'Adecam. En 2007, le taux de cancers dépistés était de 5,2pour 1.000 effectués. En 2008, 159 cancers ont été dépistés dont onze grâce à la double lecture des clichés, effectuée par les médecins au sein de l'Adecam.
Dépistage colorectal
L'association s'occupe aussi désormais de l'organisation du dépistage du cancer colorectal pour les hommes et les femmes de 50 à 74 ans, à faire tous les deux ans. Ce qui représente 210.000 Morbihannais. «Le dépistage s'adresse aux personnes qui n'ont pas de symptôme pouvant faire évoquer un cancer du côlon et qui n'ont pas de facteurs de risques particuliers», précise le médecin. Les personnes concernées reçoivent un courrier les invitant à retirer le test chez leur médecin généraliste ou un médecin du travail. «Une rencontre préalable avec un médecin permet d'orienter les personnes à risques directement vers un spécialiste», précise le Dr Brousse-Potocky. Le test, à faire chez soi, consiste en une recherche de sang occulte dans les selles. «Nous sommes un peu déçus par le taux de participation qui, pour l'instant, n'est que de 19,5%. Nous sommes confrontés à un sujet tabou». «Le premier bilan que nous avons pu faire montre que 3% des tests réalisés sont positifs:77 cancers ont été dépistés», indique le Dr Brousse-Potocky. «Le cancer colorectal est grave, il est responsable de 16.000 décès par an en France. Pourtant, le traitement à un stade précoce permet un taux de guérison de près de 90%».
