15 août 2009
Deux vendeurs de berlingots nantais ont été interpellés par les gendarmes à Sarzeau. Ils sont soupçonnés d'avoir commis une centaine de vols dans le pays de Vannes, en Loire-Atlantique et en Vendée.
Le stratagème démonté par les gendarmes de la brigade de Sarzeau et de la brigade de recherches de Vannes était bien huilé. «Les deux vendeurs approchaient le domicile de leur victime et faisaient le tour de la maison pour trouver une porte ou une fenêtre ouverte, explique le capitaine Loïc Kervoern, commandant en second de la compagnie de gendarmerie de Vannes. Si quelqu'un les surprenait, ils se présentaient comme des vendeurs de berlingots nantais. En cas d'absence des occupants, ils en profitaient pour s'intéresser à toute sorte d'objets de valeur: bijoux, argent liquide, téléphone, baladeurs numériques, écrans plats...». Selon les premiers éléments de l'enquête, ce mode opératoire a fait mouche une centaine de fois depuis le début de l'été. Des victimes ont ainsi été recensées en Vendée, en Loire-Atlantique et dans plusieurs communes du sud-est du département: Séné, Sarzeau, Questembert, Arzon, Saint-Gildas-de-Rhuys, Damgan, Péaule, Arzal...
Un document oubliéchez une victime
C'est à la suite d'un énième cambriolage commis à Sarzeau, rue Anne-de-Bretagne, que le duo s'est fait pincer. Son erreur? Avoir laissé traîner chez la victime un document où apparaissaient les coordonnées de son employeur. Prévenus, les gendarmes ont réussi à tendre un piège à ces deux Nantais, âgés de 20ans pour les faire revenir sur les lieux du vol. Dans la foulée de leur interpellation, les enquêteurs sont allés perquisitionner, jeudi matin, leurs domiciles à Nantes et LaChapelle-sur-Erdre (44). «Plusieurs dizaines d'objets en provenance de cambriolages y ont été découverts», note le capitaineLoïc Kervoern. Vérification faite, les deux individus étaient bel et bien employés en tant que vendeurs saisonniers par une société commercialisant des berlingots nantais. «Cette entreprise n'est cependant pas mise en cause», tient à souligner l'officier de gendarmerie.
Placés sous contrôle judiciaire
Les deux suspects n'étaient pas connus de la justice pour de tels faits. Selon la gendarmerie, l'un des deux aurait agi seul dans un premier temps, avant de s'associer à l'autre à partir de la fin juillet. Ils ont été présentés, hier après-midi, devant un juge d'instruction de Vannes, lequel les a mis en examen pour vols aggravés. Le juge des libertés et de la détention les a placés sous contrôle judiciaire.
