10 février 2012
«Il n'a pas le profil du délinquant qui fait des braquages pour se faire de l'argent». Thomas Delaby, avocat du prévenu qui comparaissait, hier, devant le tribunal de Lorient, insiste sur le fait que son client a «repris le cours de sa vie». Ce sont pourtant deux braquages et une tentative qui étaient reprochés au jeune plâtrier âgé de 26ans, devenu braqueur, en raison, entre autres, de sa toxicomanie. «C'est, explique-t-il, sur les conseils de l'un de ses dealers», qu'il s'était lancé sur le chemin de la délinquance. Plus de travail, plus de petite amie, etc., et des dettes liées à sa consommation de stupéfiants: «On me mettait tellement la pression et je ne voulais pas revendre des stupéfiants». Résultat, le 4mars 2010, le visage dissimulé, il menace le gérant d'une épicerie de Landaul avec un pistolet d'alarme 9mm. Il récupère 155 EUR, la recette de la matinée. Huit jours après, il remet ça à Brec'h, dans un bar-tabac. Il braque la jeune employée pour une centaine d'euros. Même procédé le 14mars, dans un bar de Nostang. Mais, cette fois, le scénario n'aboutit pas car un client intervient et le met en fuite. C'est le véhicule qu'il utilisait qui a permis de l'identifier. Le tribunal, tenant compte de l'absence d'antécédents, a condamné le prévenu à 36 mois de prison, dont 32 avec sursis. Il devra verser un peu plus de 6.000 EUR aux victimes, deux d'entre elles ont revendu leur commerce à la suite de ces braquages.
27 mai 2012 à 10h12
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