5 novembre 2011
La secrétaire d'État aux Solidarité et à la Cohésion sociale, Marie-Anne Montchamp, était à Vannes hier. Durant près de deux heures, elle a rencontré les professionnels de la santé mentale et des représentants de malades psychiques.
L'audace de la psychologie française
Elle s'est ensuite rendue à Billiers pour visiter le centre de postcure et de réadaptation, le domaine de Prières de la Mutuelle sociale agricole qui, depuis 50 ans, soigne en accompagnant les malades mentaux dans un parcours de réadaptation socioprofessionnelle. Le centre accueille 145 personnes qui sont mises en situation professionnelle dans les domaines de l'agriculture, l'horticulture, la technique et l'hôtellerie-restauration. Parallèlement, les mises en situation sociale concernent l'acquisition de l'autonomie dans la vie quotidienne. À l'occasion de sa visite, la secrétaire d'État a inauguré les deux pavillons d'hébergement qui ont été entièrement reconstruits. «Le centre de Billiers est un lieu où souffle l'esprit de l'audace de la psychologie française impulsée par le psychiatre Paul Savidon qui a participé à la création du centre. Il a été l'un des premiers à croire que les personnes atteintes de troubles psychiques graves pouvaient s'insérer, et à croire que la vie à l'hôpital n'est pas un but en soi. Il faut, en effet, que le soin se conjugue avec la vie», a indiqué Marie-Anne Montchamp.
La réadaptation: «Une approche pertinente»
La secrétaire d'État a expliqué hier qu'avant la fin de l'année, la nouvelle édition d'un plan de santé mentale va être élaborée. «L'objectif est de prendre le contrepied des pratiques habituelles en remettant à sa juste place le côté médical et sanitaire. L'objectif est de travailler sur la prévention, de lutter contre la stigmatisation, de mettre en oeuvre des structures médico-sociales et de faciliter l'accès auxsoins». À l'issue de sa visite du centre, Marie-Anne Montchamp a souligné qu'«une des approches pertinente est celle de la réadaptation. C'est celle que je porte au gouvernement et que je veillerai à intégrer dans le plan santé mentale. Car le soin ne fait pas tout et ne se suffit pas à lui-même. Je veillerai donc à ce que votre expérience trouve sa juste place dans le nouveau plan. Cela doit aussi aider à sortir de la discrimination».
24 mai 2012 à 12h57