1 juillet 2009 - 2 réactions
La reconquête du mois de juin qui devait se traduire par le retour à un vrai troisième trimestre laisse un goût amer dans la bouche d'un certain nombre d'enseignants, correcteurs du bac. «Afin de maintenir un maximum d'enseignants dans les établissements, le ministère de l'Éducation a multiplié les centres d'examens. Résultat: il y a eu un éparpillement des copies et celles qui sont issues des dernières disciplines ont tardé à parvenir à leur correcteur», dénonce Philippe Léaustic, secrétaire départemental adjoint du syndicat Snes du Morbihan.
Pas des machines à corriger
«Cette année, j'ai hérité de 83copies. J'ai récupéré le dernier paquet samedi. À raison de troiscopies en moyenne par heure, je ne vois pas comment, matériellement, je pourrais saisir les dernières notes, jeudi à 12h. Pour moi, c'est mission impossible», ajoute GinetteLe Meur, professeur d'anglais au lycée Lesage, à Vannes. «Nous ne sommes pas des machines à corriger. Pour faire correctement notre travail, il nous faut du temps. Relire une seconde fois une copie et réfléchir à la note que l'on va donnerne constitue pas une tâche que l'on fait à la chaîne», se sent obliger de préciser une enseignante qui voudrait que le ministère lui accorde un délai supplémentaire avant de rendre ses copies. «Avec la reconquête du mois de juin, nous avons, en moyenne, perdu une journée de travail. De telles conditions sont préjudiciables à la qualité de la correction et donc aux candidats. Pour nous, elles portent gravement atteinte à la crédibilité du baccalauréat», conclut Philippe Léaustic.
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