23 mars 2010
Hier matin, à l'ouverture des débats devant la cour d'assises du Morbihan, Me Marc Dumont a demandé, et obtenu un huis clos au nom de sa cliente. Une sexagénaire, tout comme les deux autres parties civiles dans ce procès qui se poursuit aujourd'hui et demain. Trois jours de débats donc, où pas moins de 19 témoins et deux experts seront appelés à la barre. Magali Pauthier, substitut du procureur de la République de Vannes, a endossé la robe d'avocate générale.
Des voisins avaient relevé la plaque du véhicule
L'accusé, un quadragénaire socialement intégré à l'époque des faits, semblerait avoir une préférence pour des femmes d'un âge plutôt mûr. Pour la dernière, c'était au début du mois de juillet2008, à Vannes. Vivant seule à son domicile, elle avait mis en fuite son agresseur qui, selon ses dires, l'avait déjà violée deux mois plus tôt. Alertés par les cris, les voisins avaient réussi à relever le numéro de la plaque d'immatriculation du véhicule du fuyard, indice primordial pour les enquêteurs. Un mois plus tard, des gendarmes de la compagnie vannetaise avaient interpellé le suspect, chez lui. Son profil et le mode opératoire correspondaient à deux autres affaires en tous points similaires, survenues du côté de Ploeren, non loin de la cité des Vénètes.
Pour rentrer chez sa victime, il dit avoir soif
D'abord à l'automne 2004, où ce même quadragénaire aurait frappé, dès 6h du matin, à la porte d'une femme vivant seule, là encore. Prétextant avoir soif, il avait pénétré dans le logement. Il tentera alors d'abuser d'elle, sauf que cette première «proie» se débattra et appellera au secours, obligeant l'agresseur à faire machine arrière. Moins de deux ans plus tard, une autre Ploerinoise dépose une plainte. Pas pour tentative de viol, mais bien pour viol. Au milieu de la nuit, celle qui n'avait pas pour habitude de fermer sa porte à clef avait été réveillée par un homme, ou plutôt par ses coups: il la maltraite et abuse d'elle, avant de s'évanouir dans la nature. Malgré le choc, la victime était parvenue à décrire assez précisément son violeur.
Il demande, en vain un bracelet électronique
Finalement arrêté, l'accusé, installé dans une commune de l'ouest vannetais, avait été placé en garde à vue, avant d'être mis en examen, le jeudi 7août 2008, pour «viols, tentative de viol et violation de domicile». Depuis lors, il attendait son passage devant la cour d'assises morbihannaise derrière les barreaux de la maison d'arrêt de Ploemeur, non sans avoir immédiatement demandé un placement sous surveillance électronique (PSE), finalement rejeté par la chambre d'instruction de Rennes. Il est défendu par MeMichelPeignard, du barreau de Vannes.
24 mai 2012 à 12h57