9 août 2008
Âgé d'une vingtaine d'années, un moniteur d'un centre municipal de loisirs de Roscoff (29) a été mis en examen pour des agressions sexuelles qu'il nie farouchement avoir commises.Ce dossier délicat a débuté lorsqu'à la fin du mois de juin, un père de famille a déposé une plainte à la gendarmerie de Saint-Pol-de-Léon pour un viol qui aurait été commis au préjudice de sa fille, âgée de quatre ans. À la suite du témoignage de l'enfant qui fréquentait le centre de loisirs de Kerjoie, à Roscoff, un moniteur travaillant pour cette structure et demeurant à Saint-Pol-de-Léon avait été placé en garde à vue.
Les faits auraient été commis durant la période scolaire, au moment où ce centre, accueillant des enfants âgés de trois à douze ans, n'est ouvert que le mercredi. À la suite de cette plainte, le parquet de Morlaix avait ouvert une enquête et l'animateur avait été placé en garde à vue.
Lors de ses différentes auditions, l'homme a toujours vigoureusement contesté les faits reprochés. Au vu de la nature criminelle de ces faits, le parquet de Morlaix s'est dessaisi du dossier au profit du juge d'instruction de Brest.
Plusieurs plaintes
D'autres plaintes de parents ont été enregistrées à l'encontre de la même personne pour des faits présumés d'agressions sexuelles commises sur des enfants fréquentant le même centre de loisirs.
Il faut préciser qu'actuellement, le juge d'instruction de Brest a estimé que les charges pesant sur le moniteur sont insuffisantes pour le mettre en examen pour les faits criminels.
Concernant le viol, il n'est donc entendu que comme témoin assisté et sa mise en examen ne concerne que les faits d'agressions.