22 mars 2011
La victime a déposé plainte contre son oncle, le 27 janvier 2010. Soit sept ans et demi après les faits. Depuis, le souvenir de cette scène du 1eraoût 2002 ne la quitte pas: sujette aux cauchemars, aux auto-mutilations, la jeune femme, aujourd'hui âgée de 22 ans, a même été jusqu'à la tentative de suicide. Dans sa plainte, elle explique qu'après avoir aidé son oncle à déménager, elle avait dormi sur son canapé. Il était venu l'y rejoindre. C'est là, au cours de la nuit, que l'homme lui avait glissé la main sous ses vêtements tout en l'embrassant. Devant les enquêteurs, le prévenu avait affirmé s'être rendu compte de son comportement et avoir arrêté de sa «propre initiative». L'adolescente avait vécu, quant à elle, avec ce «lourd fardeau» pendant un an avant d'en parler à sa soeur aînée et à sa mère. Devant les questions de la présidente du tribunal, le prévenu explique: «J'étais dépressif, je venais de perdre mon emploi et ma femme m'avait quitté pour un autre...». Il assure qu'en s'allongeant auprès d'elle sur le canapé, il n'avait aucune idée derrière la tête. «Il l'a envisagée comme un objet sexuel qu'il avait à portée de main», fustige la procureure-adjointe. Le tribunal, relevant qu'il s'agissait, là, «d'un geste unique, arrêté de sa propre initiative», a condamné le quadragénaire à quatre mois de prison avec sursis. Le tribunal a également décidé de son inscription au fichier des délinquants sexuels.
24 mai 2012 à 12h57