5 juillet 2009 à 19h59
Le Redoutable, le Dominator, le Foudroyeur... Non, ce ne sont pas les nouveaux sous-marins nucélaires de la marine française, mais bien trois des machines qui participaient aujourd'hui à une manche du championnat de France de tracteur-pulling à Pouldreuzic.
Des moteurs de chars ou même d'avions !
Des machines ou des engins plutôt que des tracteurs à proprement dit, car beaucoup en ont complètement perdu l’aspect tant ils ont été modifiés. Leur plus gros changement réside sous le capot. Des moteurs surpuissants (jusqu’à 9000 chevaux), parfois remplacés par des turbines d’hélicoptère, des moteurs de chars ou même d’avion.
"Quand le tracteur passe, le sol bouge"
Dans le public, un cache-oreille vissé sur la tête, Théo, 10 ans, est impressionné: “Ca me fait un peu peur parceque ça fait beaucoup de bruit et quand le tracteur passe, le sol bouge!” A chaque passage d’un de ces engins venus d’ailleurs, c’est le même rituel: le pilote s’avance et se prépare à se lancer, on attache la remorche de plusieurs tonnes à l’arrière de la machine infernale, le moteur ronronne, gronde, vrombit, crache parfois quelques nuages de fumée... Et c’est parti pour un sprint de cent mètres. Pour certains, la course s’arrête avant même d’avoir commencé. Les plus puissants avalent la piste sans sourciller et réalisent alors un full-pull.
Presque des pros
Il y a 20 ans, quand la discipline est apparue en France, la plupart des pilotes étaient issus du milieu agricole,“ de moins en moins désormais“ atteste Emile Fontaine, président de la fédération française de Tracteur-pulling, qui assurait l’animation de l’événement. Aujourd’hui, les pilotes roulent des mécaniques partout en France pour le simple plaisir de la compétition. “Il y a une des machines qui a fait une course hier en Hollande et qui est arrivée ce matin“, s’amuse Yves Cohan, président du comité des fêtes de pouldreuzic, organisateur de l’événement.
Un peu plus de 3.000 personnes
Le comité des fêtes attendait quatre-mille personnes, un peu plus de trois-mille sont venues “c’est tout de même une vraie réussite, c’était vraiment du grand spectacle”, conclue un sanglot dans la voix Yves Cohant, lui qui a pris sa retraite à l’issue de cet événement.
Concarneau. Modélisme. Les moteurs ont rugi à Stang-Coadigou