10 mai 2008
Le schéma touristique 2008-2012 sera adopté en juin. Le conseil général invite mardi prochain tous les acteurs du secteur à une réflexion avant un tournant stratégique qui s'impose.
Le tourisme finistérien se réunira à l'initiative du conseil général mardi prochain à Quimper. Ce « rendez-vous participatif » abordera la question « Quel développement du tourisme demain en Finistère ? ».
La réponse est déjà quasiment écrite. « Ce forum est un peu tardif car nous avons la volonté d'adopter le Schéma de développement touristique 2008-2012 le 26 juin prochain, reconnaît Michaël Quernez, vice-président du conseil général en charge de l'économie. Il était difficile, en période électorale, de mobiliser les acteurs du tourisme qui sont aussi souvent des élus ».
Pour autant, l'élu défend le principe de ces débats participatifs. « La liberté de parole y est totale et nourrit la réflexion départementale ».
Mardi, la salle du Chapeau Rouge sera ouvert à tous. Plusieurs tables rondes animées par des élus et des professionnels se succéderont, de 14 h à 17 h. Quelques problèmes précis seront pointés : les conséquences de la pression foncière sur le littoral (difficultés de logement, problème d'hébergement des saisonniers, hôtellerie classique victime de la promotion immobilière) ; l'adaptation aux nouvelles demandes (stagnation de la fréquentation en été, enjeux des déplacements). L'identité de la marque « Finistère » est aussi en question. « L'image touristique, mélange de clichés et de réalités, véhicule-t-elle assez la modernité du Finistère ? ».
Émiettement
des responsabilités
Plus globalement, Michaël Quernez veut interroger les professionnels sur la gouvernance du tourisme dans le Finistère. « Les communes délèguent cette compétence à des offices de tourisme, mais ont-ils les moyens de valoriser le territoire ? Travaillent-ils suffisamment en réseau ? Sont-ils à la pointe en matière d'internet ». Michaël Quernez s'interroge aussi sur « l'émiettement des responsabilités » dans le secteur. « Les pays touristiques sont-ils trop nombreux ? Les compétences sont trop éparpillées entre le Département, la Région, l'État, la CCI... Ce mille-feuilles permet-il d'optimiser l'action ? ». « L'enjeu est de savoir si nous sommes en mesure de rester le septième département touristique de France », ajoute l'élu.

25 mai 2012 à 14h35 - 7 réaction(s)
25 mai 2012
25 mai 2012