11 novembre 2010
«Depuis l'intervention de la ministre sur la télémédecine, des patients m'ont interpellé: ?Ce n'est pas possible que ce soit comme ça bientôt? ?. Beaucoup ont compris que l'on pourra consulter un médecin par internet comme l'on peut y faire ses courses! Mais cela n'a rien à voir, cette annonce a provoqué des confusions», déclare le DrFrançoisSimon, président de l'ordre des médecins du Finistère. Retour en arrière. Le lundi 25octobre, la ministre Roselyne Bachelot annonce la sortie du décret sur la télémédecine et l'organisation des premières consultations médicales via internet pour début 2011. «Le décret sur la télémédecine est destiné à encadrer des pratiques qui sont déjà une réalité comme la téléexpertise». Une image de radiologie peut être interprétée par un spécialiste à des kilomètres de là. C'est déjà le cas pour la neuroradiologie, pour l'évaluation des accidents vasculaires cérébraux, par exemple par les spécialistes des CHU de Brest et Rennes. «La télémédecine existe aussi pour des marins, comme sur la route du Rhum, mais dans des conditions bien particulières. Certains appareillages permettent aussi de contrôler un patient à distance en cardiologie notamment. Mais tout cela n'était pas encadré légalement». Pas question donc pour le DrSimon de voir se généraliser les consultations médicales à distance: «Une consultation médicale passe par un interrogatoire du patient mais aussi et surtout par un examen clinique. Il faudra toujours palper un ventre pour poser un diagnostic!».

25 mai 2012 à 14h35 - 7 réaction(s)
25 mai 2012
25 mai 2012