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Bretagne

Taxi braqué à Quimper. Un jeune homme interpellé [vidéo]

11 novembre 2009

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Pour la deuxième fois en trois mois, un chauffeur de taxi quimpérois a été braqué lors d'une course. Un jeune majeur quimpérois a été placé en garde à vue. D'autres interpellations pourraient suivre.

«Je ne sais vraiment pas quoi dire, c'est tombé sur moi mais cela aurait pu être un autre. J'ignore si je vais continuer à travailler la nuit». Encore sous le choc, Éric, 47 ans, a bien du mal à structurer sa pensée, quelquesheures après l'agression avec arme à feu dont il a été victime, dans la nuit de dimanche à lundi.

«La caisse!»

Vers minuit vingt, un appel sur le poste des radio-taxis quimpérois le conduit à Kerivoal, dans le quartier de Kerfeunteun au nord de Quimper. Sur place, un jeune homme monte dans son véhicule et sort une arme. «La caisse», hurle-t-il, le tenant en joue.

Le conducteur s'exécute. Invité à partir, il a du mal à enclencher la vitesse. Son agresseur tire un coup en l'air et disparaît avec la recette, estimée à une centaine d'euros. Cette agression est d'autant plus traumatisante pour l'artisan taxi qu'il s'agit de la deuxième depuis qu'il s'est installé à son compte, il y a seulement huit mois. Le 6août dernier, il avait été menacé par trois jeunes clients, âgés de 19 à 20 ans, embarqués devant la gare.

Ces derniers l'avaient abandonné sur une route de campagne. Le trio avait été interpellé quelques jours plus tard à Brest, après une course-poursuite avec les forces de l'ordre au volant du taxi volé. Cette fois encore, les investigations des policiers ont rapidement porté leurs fruits. Hieraprès-midi, les enquêteurs quimpérois ont procédé à une première interpellation. Celle d'un jeune majeur quimpérois résidant près du lieu du délit et bien connu des services de police. Placé en garde à vue, il était entendu hier soir au commissariat de Quimper.

Un pistolet d'alarme

L'arme, un pistolet d'alarme tirant des balles à blanc ou de la lacrymogène et dont le port est interdit, a été retrouvée. Selon nos informations, d'autres interpellations pourraient avoir lieu dans le cadre de cette enquête. Reste que cette affaire est un nouveau coup dur pour les taxis quimpérois. En mars2007, un chauffeur avait été violemment frappé après avoir refusé une course.

L'événement avait déjà créé un vif émoi au sein d'une profession qui ne cesse de se plaindre des dérives de la nuit. Résultat, les candidats au travail nocturne se raréfient. Président des radio-taxis quimpérois, Jean-Baptiste Audrain le confirme. «Déjà que nous n'étions pas assez la nuit. Une arme à feu maintenant, ça devient lourd. Nous ne sommes pas là pour nous faire agresser. Voir ça à Quimper, c'est catastrophique. Nous sommes solidaires de notre collègue».

  • Yves Madec
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