27 avril 2009
Brest, avec ses 6.000 repas bio servis chaque jour dans ses cantines, a montré l'exemple. D'autres communes veulent suivre. Pour répondre à la demande, la filière bio finistérienne s'organise.
En 2007, le fameux Grenelle de l'environnement avait fixé un objectif de 20% de repas bio dans l'ensemble de la restauration collective d'ici 2012. Si de nombreuses collectivités prennent, localement, de fortes initiatives, on est encore loin du compte. La filière biologique finistérienne a, de son côté, décidé de relever le défi, encouragée par la démarche dynamique de la ville de Brest.
«La demande de bio ne cesse d'augmenter»
Depuis 2007, sa municipalité a introduit avec succès des produits bio dans ses cantines. «Brest est la première ville de cette taille, en France, à mener une telle démarche», se félicite Florence Busson, de la Maison de l'agriculture biologique du Finistère (Mab). D'autres communes du département souhaitent désormais proposer aux enfants des écoles des légumes et fruits biologiques sans engrais chimiques. «La demande ne cesse d'augmenter», confirme Michel Talabardon, le trésorier de l'association finistérienne dédiée au développement de la filière bio. Pour gérer cette croissance, ces derniers ont décidé de s'organiser pour faire coïncider l'offre et la demande. C'est dans cette optique que la Maison de l'agriculture biologique a signé, il y a quelques jours, à Morlaix, une convention de coopération pour les approvisionnements de la restauration collective en fruits et légumes bio du Finistère. L'association des producteurs de fruits et légumes bio bretons(APFLBB), groupement qui travaille uniquement en bio, s'est associée à la démarche. Tout comme la SARL Poder, de Mespaul, et la SAS Le Saint de Bourg-Blanc qui commercialisent et expédient des légumes biologiques.
Encourager les conversions au bio
Pour les différents partenaires, cette association permettra de planifier les besoins et de favoriser l'introduction de produits bio locaux et de saison dans les cantines scolaires en particulier, et dans la restauration collective en général. L'objectif sera aussi d'augmenter les surfaces agricoles dédiées au bio dans le département. «Derrière cette convention, il y a l'ambition de motiver des agriculteurs à se convertir au bio», confirme Jean-Luc Poder, le responsable de la SARL du même nom. Pour lui, comme pour les autres opérateurs, le développement des produits bio en restauration collective ne doit pas être freiné par la barrière du prix. «Nous entendons proposer une gamme de produits à des prix cohérents», veut rassurer le producteur, qui rappelle au passage que les prix des fruits et légumes bio, «réguliers et linéraires», sont moins soumis aux aléas des marchés.
Des assiettes 100% bio
À terme, est-il envisageable d'imaginer des assiettes uniquement bio dans les cantines de nos enfants? «Au niveau des légumes, ce serait jouable», estime Michel Talabardon, le trésorier de la Maison de l'agriculture biologique. Un optimisme qui colle parfaitement avec le slogan de la MAB: «Il fait bio en Bretagne».
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