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Finistère

Rentrée. Remplacements et maternelles préoccupent la FSU

9 septembre 2009

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L'école dès deux ans et les remplacements dans le second degré sont les deux principaux sujets de préoccupation de rentrée de la fédération FSU de syndicats enseignants de Bretagne. Pour la première fois, les enfants de moins de trois ans n'ont pas été comptabilisés dans les effectifs des maternelles, regrette le SNUipp (primaire et maternelle). Ces dernières années, le rectorat faisait savoir que les augmentations d'effectifs en petite section ne conduiraient pas à l'ouverture de classes. Désormais, le syndicat craint que la non-prise en compte des enfants présents ne conduise à des fermetures. La mobilisation est d'ores et déjà décrétée. «Elle va commencer par des lâchers de ballons dans les établissements, symbolisant les enfants lâchés par l'école», annonce Jean-Luc Le Guellec, secrétaire régional de la FSU Bretagne.

Douche froide

Dans le second degré, le SNES a eu un faux espoir en début d'année, lorsque 28 emplois supplémentaires avaient été annoncés. La douche froide a suivi, «avec 110 suppressions de postes de titulaires remplaçants», commente la secrétaire syndicale Michelle Carmès. «Dans quelques semaines, nous allons être confrontés à de nombreux besoins de remplacements qui ne pourront être assurés». La grippe A? «Même avec la seule grippe saisonnière, ça ne passe pas...» Comment l'administration va-t-elle faire face? Le syndicat redoute qu'il ne fasse appel aux stagiaires de 1re année d'IUFM, qui ne sont pas armés pour affronter, dans de telles conditions, leur premier face à face avec les élèves.

Afflux imprévu

À cela s'ajoute un afflux imprévu d'élèves de seconde. «Il y a eu beaucoup de demandes d'inscription en provenance de collégiens du privé, sans doute sous l'effet de la crise qui rend plus difficile la contribution des familles», affirme Michelle Carmès, contredisant ainsi l'enseignement catholique (Le Télégramme d'hier). Cela s'est traduit par l'arrivée en lycée de «340 élèves de plus que l'effectif attendu». Le syndicat a également noté l'arrivée en lycée de jeunes en provenance de l'apprentissage. Là, crise encore, «avec 3.000 jeunes qui cherchent sans succès un maître d'apprentissage et qui se réorientent vers le lycée».

  • A. L.B.
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