23 novembre 2009
Difficile d'ignorer qu'à l'UMP, la perspective des régionales suscite une vive rivalité. Mais au sein du PS finistérien, où il n'est pourtant pas d'usage que rivalités et affrontements d'ambitions transpirent en public, ça tangue aussi...
Les adhérents PS du Finistère seront appelés, le 3décembre, à valider leur liste de 27 candidats. Jeudi dernier, une liste «officielle» a été adoptée par le conseilfédéral du parti (Le Télégramme de samedi). Elle est conduite par l'ancien maire de Morlaix et conseillère régionale sortante Marylise Lebranchu, avec, en nº2, le jeune élu brestois PierreKarleskind, consultant en sciences de la mer. Mais cette liste n'a obtenu qu'une courte majorité: seuls 29 des 54 membres du conseil fédéral du PS lui ont apporté leur soutien, à l'issue d'un long débat.
Double pole position
De plus, une liste dissidente s'est constituée en fin de semaine. Marylise Lebranchu y occupe également la pole position (*), alors qu'elle a clairement apporté son soutien à la liste officielle qui a aussi l'aval du président de Région Jean-Yves Le Drian. Quelques collaborateurs d'élus - à l'image du Morlaisien GweneganBui, du bureau national du PS -, y font les frais d'une volonté des initiateurs de cette liste(montée, semble-t-il, par Michel Loussouarn, conseiller municipal à Rosporden et avocat en droit public de profession) de favoriser une meilleure représentativité de la diversité de la société civile du département. Deux conseillers régionaux sortants écartés de la liste officielle, le Brestois Marc Labbey et la Morlaisienne Nathalie Bernard, s'y retrouvent dans les dix premiers. À l'inverse, trois candidats bien placés sur la liste officielle sont absents de la liste dissidente:Pierre Karleskind, le conseiller général de Carhaix RichardFerrand (4e sur la liste adoubée par le conseil fédéral) et le conseiller régional sortant Gérard Mével (6e). Le nº2 sur cette nouvelle liste est le Quimpérois Bruno Grall, cadre bancaire.
Deux... mais pas trois
Reste à savoir si cette seconde liste se maintiendra jusqu'au vote des militants. Elle non plus, en tout cas, ne semble pas contenter tout le monde au PS puisqu'un mail émanant d'un mystérieux «soslagauche» annonçait, hier, qu'une «nouvelle liste d'opposition à celle votée en conseil fédéral pourrait naître avant minuit ce jour. Elle pourrait être conduite par Michel Loussouarn». Probable intox de la part d'un militant dépité: il n'est, en effet, plus possible de déposer de nouvelles listes depuis vendredi. Bien tenté, quand même...
* Les statuts du PS prévoient que les candidats mettent leur nom à disposition du parti. Un membre du conseil fédéral peut ainsi constituer une liste dissidente sans même avoir reçu l'accord des candidats censés y figurer...
