28 septembre 2009
Samedi, c'est à Pontivy (56) que l'UDB, Union démocratique bretonne, tenait sa convention nationale. Les délégués des sixfédérations étaient réunis en vue de préparer les régionales de 2010. Trois options se présentaient à ce parti régionaliste ancré à gauche: 100% autonome, «mais il faut être réaliste et pragmatique, notre objectif est d'être visible», commentait Mona Bras, porte-parole du mouvement. Une autre stratégie visait à se rallier à Jean-Yves Le Drian, un axe défendu finalement par un peu plus de 30% des adhérents. Car si le bilan du président de Région est soutenu par l'UDB, qui reconnaît son ambition pour la Bretagne, «il porte le boulet de son parti, et l'image du PS aujourd'hui n'est pas très porteuse», ajoutait la porte-parole. Finalement, dans la continuité des élections européennes, c'est avec Europe Écologie que l'Union démocratique bretonne, avec plus de 60% des voix, compte défendre son projet. Celui-ci comporte notamment deux notions principales: la compétence de l'eau et la régionalisation des aides de la Pac. Des idées fortes rallient Europe Écologie à l'UDB: «C'est, de plus, la seule force à parler d'autonomie régionale», signalait Mona Bras.
Des élections importantes
En 2004, aux côtés de Bretagne verte et solidaire, l'UDB avait remporté 9,80% des voix. «Depuis, la crise est passée par là et vient impacter toutes les politiques». L'Union démocratique entend tirer son épingle du jeu, revendiquant «des élus enracinés qui sont au contact de la vie quotidienne des Bretons». Et Mona Bras de bien souligner «qu'il ne faut pas se tromper d'élections. Les régionales sont importantes, surtout pour nous: il en va de l'avenir de notre territoire. Nous voulons défendre, à travers les régions, l'unité européenne plutôt que l'uniformité française».
